Séminaire pédagogique : Améliorer les techniques d’enseignement

Le Lycée de la solidarité islamique sis à M’béni a organisé hier, une journée pédagogique. L’objectif est d’améliorer les techniques d’enseignement et doter aux enseignants de cet établissement créé en 1990, les outils pédagogiques nécessaires afin de faire de la classe, un lieu d’interaction et d’échanges entre les élèves et l’enseignant.

Quatre experts nationaux de l’éducation nationale et des encadreurs pédagogiques ont pris part hier, à la journée pédagogique du Lycée de la solidarité islamique à Mbéni. Sur place, ils ont encadré les enseignants de cette école, créée il y a 27 ans.

Abdillah Mbaé, ancien maire, les conseillers Assoumane Ibrahim et Rafik Mohamed ainsi que le Dr Mohamed Hadji, ont eu chacun une heure pour prodiguer conseils et astuces afin d’aider les enseignants à améliorer la qualité de l’enseignement.

Pour Mohamed Youssouf Ali Oiziri, le tout nouveau directeur de l’école, « tout le monde est conscient que le niveau des élèves aux Comores est médiocre ». Raison pour laquelle l’établissement a initié cette journée pédagogique. Mohamed Youssouf Ali Oiziri encourage les autres établissements à lui emboiter le pas, convaincu que ce n’est pas le travail d’une personne mais bien d’un groupe de personnes.

« Il faut la contribution de tout le monde », recommande Abdillah Mbaé, l’ancien maire venu en sa qualité d’expert. Le Directeur Mohamed Youssouf promet lui, de tenir à chaque trimestre, une sorte de test afin d’évaluer les professeurs et ainsi faire évoluer l’établissement.

Ibnou Mohamed / LGDC

1 commentaire sur Séminaire pédagogique : Améliorer les techniques d’enseignement

  1. Certes le niveau des étudiants et élèves dans notre pays est si médiocre, mais les raisons de cet état de fait navrant, ne sont pas toutes, me semble-t-il, d’un défaut d’apprentissage des élèves et des étudiants, mais aussi de la qualité assez médiocre des enseignants. Ce sont eux la cause de cette éhontée catastrophe sociale et économique. Puis en somme, ce niveau médiocre pèse lourd sur la possibilité d’organiser les compétences techniques et comportementales nécessaires au développement socio-culturel et socio-économique du pays. Surtout – ce niveau médiocre prédispose aux jeunes comoriens à l’obscurantisme et aux théories du complot car n’ayant pas le niveau intellectuel nécessaire à la critique et à l’ouverture du monde par les connaissances. L’incompétence des enseignants – souvent dans notre pays, on devient enseignant quand on a tout rater ou quand on est un piètre élève, là – où ailleurs, ce sont les meilleurs et les plus motivés qu’ils assument cette charge républicaine. Commençons par former des meilleurs enseignants et des meilleurs pédagogues avant de faire l’évaluation méritocratique des élèves et étudiants.

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