Session de rattrapage du Bac : Les enseignants appelés à avoir un comportement digne

Attoumani Ali a rappelé à ses collègues, étant enseignant de philosophie de carrière, qu’ils font un métier noble et qu’ils doivent travailler de façon à lui donner  une bonne image.

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Au lendemain de la proclamation des résultats de la première manche du baccalauréat au niveau de Ngazidja, le ministre de l’Education nationale, Attoumani Ali,  a convié  la presse pour faire le point sur cette étape qui venait de se conclure et de parler du deuxième groupe. Les résultats du premier groupe du baccalauréat session 2015 ayant été connus dans les îles de Mwali et Ndzuani, deux jours avant.

Le ministre a donc souhaité aux candidats autorisés à subir la session bonne chance et demandé à bien se préparer pour réussir. A ceux qui n’ont pas eu la chance de figurer dans la liste d’amis comme celle des admissibles, il leur  dit de «ne pas se décourager et mieux se préparer pour l’année prochaine». Aux parents d’élèves, le ministre a demandé de ne pas attendre les examens pour se rendre dans les établissements scolaires.

«C’est dès la rentrée scolaire que les parents doivent se rendre dans les établissements pour s’enquérir des nouvelles des élèves, vérifier si les enseignants s’y rendent et si les enfants s’y rendent aussi», a soutenu le ministre. Attoumani Ali a rappelé à ses collègues, étant enseignant de philosophie de carrière, qu’ils font un métier noble et qu’ils doivent travailler de façon à lui donner  une bonne image.
Ainsi, il a invité ceux qui sont convoqués pour les épreuves orales du deuxième groupe à avoir «un comportement digne» d’enseignant. «Nous avons constaté que  ces dernières années, tous les candidats qui passent les épreuves du deuxième groupe réussissent, c’est une chanson», dit-il, appelant les  enseignants à prendre leur responsabilité et être «sérieux dans le travail, donner une valeur et un sens  à l’enseignement».

Le ministre de l’Education nationale a assuré que tout élève autorisé à passer la session de rattrapage a obtenu une moyenne supérieure ou égale à 8/20 «mais si tout élève qui passe en deuxième groupe réussit, je ne vois pas l’importance, en tant que ministre de l’Education, d’engager un budget, des moyens et du temps d’organier cette session de rattrapage», a-t-il soutenu.
Contre  toute attente, le ministre  n’a pas abordé les questions attendues par la presse concernant les fuites du sujet qui ont marqué la session en cours, les couacs qui ont retardé la délibération à Ngazidja, la reprise de l’Anglais à Ngazidja seulement ou encore le taux de réussite relativement élevée  par rapport aux années précédentes.

C’est que d’une conférence de presse annoncée, le  cabinet du ministre n’a pas voulu donner l’occasion aux journalistes de poser des questions, en introduisant un point de presse, ce qui a suscité la colère des journalistes à la fin de la rencontre.
Asa /Alwatwan

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