Session du Conseil de l’île de Ngazidja : Younoussa Said Mmadi élu président de l’institution

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PARLEMENT INSULAIRE. Cette session extraordinaire, ouverte dans la matinée d’hier mercredi pour une durée de trois jours, n’était pas loin de ressembler à la précédente, dite session inaugurale, qui a été un fiasco total.

Le président du nouveau conseil de l’île de Ngazidja est élu hier, en fin d’après-midi, dans une situation peu controversée. Seuls treize des vingt-trois élus ont participé au vote pour départager les deux prétendants au perchoir. Il s’agit des douze élus affiliés à l’alliance Rdc-Juwa, d’une part, et l’élu du Mouroua et candidat de la coalition (Updc-Apsi-Dudja-Orange-Radhi-Mouroua).

Les autres conseillers affiliés à la coalition ont décidé de s’abstenir du vote, estimant qu’il s’agit «d’un vote illégal». Ainsi Younoussa Said Mmadi a recueilli les douze voix de ses collègues de l’alliance, pendant que Said Mohamed Ahmed n’a enregistré que le vote de sa propre voix seulement.
A l’issue du vote, l’élu de Mitsamihuli Sembenoi, proclamé président du Conseil de l’île de Ngazidja, a remercié ses collègues conseillers qui lui ont accordé leur confiance.

Il estime que ce vote est «la preuve de la démocratie effective». Mais cette session extraordinaire, ouverte dans la matinée d’hier mercredi pour une durée de trois jours, n’était pas loin de ressembler à la précédente, dite session inaugurale, qui a été un fiasco total. Encore les élus insulaires de la coalition sont restés fidèles à eux-mêmes. Pas question de procéder à l’élection d’un président sans avoir réviser le règlement intérieur à priori.

L’ordre du jour figurant, cette fois, dans l’arrêté (N° 15-32) du gouverneur Mouigni Baraka convoquant la session extraordinaire indiquait que les élus sont appelés à élire le président du Conseil et les membres du bureau, adopter le règlement intérieur et désigner les trois conseillers devant siéger à l’Assemblée nationale. Visiblement usé par cette «guerre de tranchée», le président de la séance et doyen d’âge des conseillers, Said Mohamed Ahmed, s’est résigné à procéder à l’élection du président de l’institution, dit-il, pour préserver la paix et la stabilité du pays. Il croit avoir agi ainsi pour le bien du pays. Les travaux de la session vont reprendre ce matin avec l’élection des autres membres du bureau, l’adoption du règlement intérieur et la désignation des trois conseillers qui vont siéger à l’Assemblée nationale.

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La coalition parle d’un problème d’ordre textuel au Conseil de Ngazidja

REACTION. Les élus de la coalition ont déploré l’attitude, dit-on, ambigüe manifestée par le chef de l’exécutif de Ngazidja qui avait pris l’engagement de constituer une alliance avec la mouvance présidentielle, pour l’intérêt du pays, avant de se rétracter.

Les conseillers de l’île de la coalition Updc-Apsi-Dudja-Orange-Radhi-Mouroua à Ngazidja ont tenu une conférence de presse hier, en milieu de journée au restaurant Le Select, pour rendre compte de la situation et des événements qui prévalaient au Conseil de Ngazidja.

Les élus se sont, d’emblée, félicités de la convocation d’une session extraordinaire depuis mercredi qui doit, d’après eux, permettre de mettre un terme au blocage de cette situation qui paralyse l’Institution.

«Une situation qui résulte du refus systématique des conseillers Rdc-Juwa de procéder à l’élaboration du cadre juridique devant permettre au bon fonctionnement de l’Institution», a souligné le conseiller Mohamed Rafiou Ahamada. L’élu de Dimani a fait mention de l’article 20 de la Constitution révisée en 2011 qui stipule que les modalités de l’élection des membres du bureau du Conseil de l’ile et des représentants devant siéger à l’Assemblée nationale devraient se faire conformément aux dispositions prévues à cet effet par le Règlement intérieur.

Ce dernier prévoit dans son article 17 que l’élection du bureau du Conseil et la désignation des trois conseillers à l’Assemblée de l’Union devraient se faire au mois de septembre pour siéger au parlement à partir du 1er janvier de l’année civile. Les conseillers de la coalition ont dénoncé un règlement intérieur difficile à appliquer, dans certaines mesures, et qui pourrait à l’avenir mettre à mal le bon fonctionnement de l’institution.

C’est ainsi, selon Inoussa Hamidou, qu’ils ont jugé urgent de procéder, au préalable, au cours de cette session à la révision et au vote du Règlement intérieur avant l’élection du bureau du Conseil et la désignation des trois représentants du Conseil à l’Assemblée nationale. L’élu de Hambu a, aussi, dénoncé les agissements de leurs collègues affiliés à l’alliance Rdc-Juwa, motivés par des visées purement politiques exigeant l’élection du président du Conseil en violation des lois et dispositions réglementaires qui régissent l’institution. Pour la coalition, ceci «constitue une atteinte grave à l’état de droit auquel s’inscrit le pays».

Les élus de la coalition ont, par ailleurs, déploré l’attitude, dit-on, ambigüe manifestée par le chef de l’exécutif de Ngazidja qui avait pris l’engagement de constituer une alliance avec la mouvance présidentielle, pour l’intérêt du pays, avant de se rétracter.

Les conférenciers ont clamé ne «jamais cautionner aucune forfaiture et useront de tous les moyens pour permettre le triomphe de la légalité et de l’état de droit».

Ils disent avoir saisi la Cour constitutionnelle pour trancher sur cet imbroglio juridique qui nuit à l’image du pays.

 

 

Mdahoma Mohamed Salim (Stagiaire)

Alwatwan

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