Sitti Chadia Soilih L’ Observatrice des élections

Chadia

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Sitti Chadia Soilih est une des spécialistes de l’Union Africaine et de la Francophonie en matière d’observation des élections. Aux Comores comme en Afrique continentale, elle s’est illustrée parfois dans des situations extrêmes. Employée de l’assemblée nationale, elle est la précurseur de la diplomatie interparlementaire en Union des Comores.

Sitti Chadia Soilih voit très loin et ce n’est pas parce qu’elle est élancée, mais parce qu’elle est toujours parmi les pionniers dans la société civile comorienne. Pionnière lorsqu’en 2002, elle lance avec des amis l’observatoire des élections aux Comores. « Mes premiers pas d’engagement citoyen dans la société civile ont été marqués par la mise en place de la première mission nationale d’observation comorienne qui remonte en 2002 avec la tenue des élections présidentielles marquant la fin de la transition ouverte suite à la crise séparatiste », se souvient-elle. Un premier pas qui était décisif car il était le début d’une longue carrière internationale dans le domaine de l’observation des élections. Elle comptabilise une dizaine de mission de court terme avec l’organisation internationale de la Francophonie et l’Union Africaine mais aussi avec la Commission de l’Océan Indien. Des missions qui l’ont conduite à Madagascar mais surtout en Cote d’ivoire où elle a participé à la résolution de la crise institutionnelle avec l’organisation des élections. « J’ai travaillé en Cote d’ivoire pendant plusieurs mois avec le Centre Carter. L’expérience fut enrichissante qu’elle m’a permise de suivre tout le processus électoral de bout en bout, de l’enrôlement des électeurs jusqu’aux élections législatives de 2010, » indique celle qui fut aussi membre fondateur et présidente de la Fédération Comorienne des Organisations de la société civile.

La quarantaine révolue, Chadia comme l’appellent ses proches, est aussi une des étoiles de l’assemblée nationale. Plusieurs fois assistante du président avant d’être nommée directrice de la coopération internationale du parlement, elle a participé à l’ouverture de cette institution dans le monde. « L’accord cadre de coopération interparlementaire entre Moroni et Abidjan, et la mise en place des groupes d’amitié entre l’Union des Comores et la Cote d’Ivoire sont une des grandes réalisations qui auront marqué ma modeste carrière dans l’institution parlementaire comorienne », explique-t-elle modestement. Un accord cadre qui a permis sans doute la visite à Moroni du Président de l’assemblée nationale ivoirienne. C’est pourquoi du haut de cette grande expérience, Sitti Chadia Soilih estime que « chaque femme peut et doit contribuer à relever le défi, là où elle se trouve avec les moyens qui sont les siens ». Et cette ancienne assistante du ministre des affaires étrangères de conclure que « le combat de la femme en matière d’équité du genre est un combat de longue haleine, un combat de tous les jours ».

Salwa Mag

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