Situation très tendue : Les gens fuient Moroni

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Ce matin du samedi 30 avril 2016, dernier délai accordé à la Cour Constitutionnelle pour publier les résultats définitifs des élections,  Moroni est quasi-vide. Dans les rues,  la circulation est fluide,  tel un dimanche. Les magasins, presque ouverts. Dans les gares,  celle du Nord notamment,  les chauffeurs de bus se languissent dans l’attente des clients qui sont rares. Des transporteurs disent vivre un rythme inhabituel, d’hier à aujourd’hui. La plupart d’entre les chauffeurs de bus que nous avons interrogés disent avoir fait ce qu’ils qualifient d’évacuation hier après-midi. Autrement dit,  les gens sont rentrés depuis hier au lieu d’aujourd’hui samedi,  comme d’habitude. 

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Un chauffeur travaillant sur la ligne Moroni-Helendje nous confie que ce matin en arrivant à Moroni,  il n’a pu trouver que 6 passagers dans son bus de 12 places. « Normalement au premier voyage on fait le plein. Mais là je comprends bien que les gens évitent de venir à Moroni. Peut-être craignent-ils un éventuel débordement de la situation à cause des résultats »,  croit-il savoir. Une dame originaire du Nord rencontrée à Volovolo entrain de crier au téléphone,  s’inquiète sur le sort de sa fille de 20 ans qu’elle n’arrive pas à joindre depuis 9h. « On doit s’en aller d’ici le plus vite possible. On a déjà envoyé nos bagages depuis hier après-midi »,  s’empresse cette vendeuse de vêtements. À Moroni,  des éléments des forces de l’ordre un peu partout. Les rassemblements devant les différents quartiers généraux des candidats sont momentanément interdits. Aux alentours de la Coulée,  quartier où se trouve la Cour,  les militaires sont omniprésents.

Toufely Maecha

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