SULTAN HACHIM TRIOMPHE À PARIS

« Peuple de mbadjini, vous avez devant vous un jeune homme, d’une éthique et d’une moralité exemplaires. Je n’ai jamais porté atteinte à l’honneur d’une famille comorienne. Je n’ai jamais porté atteinte non plus à l’intégrité physique ou morale d’un compatriote. Je n’ai pas de sang dans les mains, donc pas de mort sur la conscience. Je n’ai jamais volé un centime, ni à mon pays et ni à mon peuple. En face de vous, se dresse un révolutionnaire né, qui a toutes les chances de se faire assassiner, dans l’exercice de ses fonctions. Comme l’avaient été, mes arrières grand parents il ya de cela 136 ans. À savoir Sultan Hachim, mort assassiné d’une décharge en pleine poitrine dans les hauteurs de Nioumamilima dans le mbadjini, et Djoumbe Foumou wa Ndevou, commandant en chef, des armées unifiées du mbadjini, mortellement bléssé par un sabre, lors de la prise de Zilimadju à l’entrée sud de Moroni. Et qu’il en soit selon ta volonté Ô toi Éternel . » Émotions, cris, pleurs, et salves d’applaudissements, envahissent une salle pleine comme un oeuf. Ainsi, démarre le discours fleuve de plus d’une heure trente minutes, du candidat Hachim SAID HASSANE, dans un langage comorien parfaitement maîtrisé, sans aucun mot de français .Ce qui relève aujourd’hui de l’exploit. Dans le temps, seul le Mongozi paix à son âme Inch Allah, maîtrisait ce genre d’exercice. De mémoire de mbadjiniens, le dimanche 6 septembre 2015, fut un jour historique. Car, pour la première fois, le peuple de mbadjini s’est réuni comme un seul homme, pour entendre un discourir de ses enfants, et pas n’importe lequel. Après le Fatiha, suivi de la lecture de la sourate Yassine pour conjurer le sort, le maître de cérémonie, fidèle parmi les fidèles du premier cercle le fringuant Youssouf Ali Bedja de Nioumamilima, appelle à la tribune, le grand notable M’madi Ali de Bandamadji ladomba, entouré de sa droite par l ‘ inégalable et grand notable Abdou Djambaye d’Ifoundihé chamboini, et de sa gauche par le grand maître et notable Foundi Mlaïli de Simboussa. Avec sa langue de rasoir, l’étoile de Bandamadji a mis en garde tout enfant de mbadjini qui accepterait, une proposition piège de vice président : « l’intelligence du mbadjini doit d’abord servir cette fois ci le mbadjini. De la vice présidence ? nous en avons eu pendant 5 ans. Résultats ? Rien. . . Ni eau, ni électricité, ni routes, ni hôpitaux. . . même pas une réfection des bâtiments administratifs déjà existants dans la région. Un vice président c’est un éxecutant et encore. . . ce qui veut dire que l’enfant de notre région qui accueillerait cette idée mortelle, ne pourra compter que sur sa propre et unique voix. Parce que même sa propre famille lui tournerait le dos. Ce que le mbadjini sollicite du tout puissant aujourd’hui, c’est une présidence tout court. Au nom du tout mbadjini, et je vous en fait ici le serment , la région présentera avec la permission de Dieu, un seul et unique candidat pour l’élection présidentielle de 2016 . » Et les you you et applaudissements s’enchaînent dans une salle en fusion comme du métal. Après le grand notable, ce fut le tour des dames et grandes voix de la région, Anrfata et Salmata, respectivement de Mohoro et Simboussa de discourir dans le même sens. De nombreux cadres et intellectuels de la région présents à la réunion sont intervenus pour auditionner et mettre en garde le candidat. Dernier à prendre la parole pour clore la réunion, Hachim SAID HASSANE, il a promis à son peuple de travailler pour une unité de candidature. Il a déclaré pour le plaisir d’une foule concquise à sa cause, que par la permission de Dieu, il battra Mamadou dans sa ville natale Mbeni, et qu’il l’écrasera à Ikoni. Car dans ces deux prestigieuses villes des Comores, il possède une terre ancestrale, c.à.d un « Magnahuli »:Daho, Shiunga, Mbaya. Toujours selon lui, tous les indicateurs de tendance de la vie politique, démontrent que Mamadou ne passera pas le premier tour. Quand le peuple comorien, a de l’aversion vis à vis d’une autorité, il le montre d’une manière intelligente . C’était le cas en 2006 avec la chute de Cambi choisi par Azali, et c’est maintenant le cas avec Mamadou choisi par Iki. Pour éviter de souffrir le martyr comme Azali et Sambi, après leur départ de Beït Salam, l’actuel président doit écouter la voix de son île natale, qui lui récommande de soutenir une candidature de mbadjini et pour cause. . Pour ce qui est de la candidature de Assoumani Azali, celui qui se présente comme le porte drapeau de la nouvelle révolution comorienne et de la jeunesse, a momifié ce dernier en déclarant : « sa propre mère, qui l’avait porté 9 mois dans son ventre, ne voterait même pas pour lui. . . . et les mbadjiniens n’ont pas la mémoire courte, pour oublier, qu’il les avaient traités de dresseurs de tables et chaises : mahala latabu naziri . » Trois minutes d’applaudissements dans une ambiance électrique. Quand au gouverneur Mouigni Baraka, son frère de Foumbouni, lui conseille tout simplement, d’écouter les sages de Ntsoudjouni, qui lui demandent de ne pas tenter l’aventure. Car, il perdra le gouvernorart et la présidence. Assuré du large soutien de sa région, le candidat pédagogue, a déclaré en guise de conclusion de son discours réglé comme du papier à musique : « le moment est venu pour le mbadjini, mère nourricière des Comores, parce que détentrice des trois articles de cuisine : (gnungu, fuba, nkuni )de cuisiner pour le pays. Pourquoi ? Parce que tous les enfants des Comores mangeront à leur faim »

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1 commentaire sur SULTAN HACHIM TRIOMPHE À PARIS

  1. do kana ankili bo mssahazi…ba yehazi ngu yisso nayi.
    hamba bo hachimou uhibi ,hudhulumu, hurihitsoi….sha utsambe mbaba haho haheza hassissi…yepvanu ye universite yaho…yinu universite yakilaba ?

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