Suspension des policiers aux Comores: La police bouillonne de l’intérieur

Moroni,  (HZK-Presse) –Le ministère de l’intérieur vient de suspendre 7 officiers de police. Ils sont accusés d’avoir bafoué les règles de la hiérarchie. Des lettres envoyées au président de la république et au secrétaire général du gouvernement sont à l’origine.

Sept officiers de police sont sanctionnés par la hiérarchie. « La direction générale de la police et de la sureté suspend les fonctionnaires de police et leur traitement de salaire jusqu’à nouvel ordre pour insubordination », lit-on dans une note de service de la police. Ce châtiment vient  révéler une situation de crise qui mine la police depuis quelque temps. Des hauts gradés de ce corps ont saisi les plus hautes autorités de l’Union.

Cette sanction administrative intervient après une « lettre adressée à Monsieur le secrétaire général du gouvernement et une précédente correspondance formulée à l’attention du chef de l’Etat, sans tenir compte du ministère de tutelle (le ministère de l’intérieur) », informe encore cette note de service.

Ces fonctionnaires sont donc accusés d’avoir violé la hiérarchie. Une première lettre destinée au chef de l’Etat avait soulevé un certain nombre de « dysfonctionnement et de non respect des compétences » dans la police surtout après la réunification de ce corps longtemps frères ennemies. « Après cette lettre supposée ouverte qui ressemble à un tract car le ou les auteurs ne sont pas déclarés, nous avons mené une enquête pour connaitre les auteurs. Et on avait des soupçons sur des policiers et une perquisition a permis de trouver des éléments encore compromettants. On a trouvé des lettres qui ressemblent à celle envoyée au chef de l’Etat », indique un officier de la police nationale.

Ces fonctionnaires incriminés étaient d’abord placés en garde à vue avant d’être relâchés.  Des objets et des documents « compromettants » étaient saisis. Et c’est d’ailleurs à cause de cette situation que des officiers ont signé une autre lettre à l’endroit du secrétaire général du gouvernement. « Considérant la lettre, adressée au chef de l’Etat courant la semaine dernière, la quelle lettre aurait causée des arrestations abusives contre des fonctionnaires de police, des gardes à vue et perquisitions qui ont fini par des saisies des biens de ces fonctionnaires sans aucune norme juridique », indique cette lettre destinée au secrétaire général du gouvernement.

Une correspondance qui porte 7 noms comme les 7 officiers sanctionnés,  même seuls 4 parmi eux signé la version que nous disposons une copie. Cette missive a encore fait monter la mayonnaise dans la police d’où la réaction virulente de la direction générale. « Nous avons une hiérarchie et il est de notre obligation de la respecter », martèle un officier de la police pour justifier la suspension.

 

A.A. Mguéni

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