Transport maritime: La Compagnie Simaoise de Transport Maritime lance « El Djaanfari »

​El-Djaanfari est le dernier arrivé des catamarans à passagers à grande vitesse dans l’espace maritime inter-îles. Il est débarqué au port de Mutsamudu en fin d’après-midi vendredi. Ce catamaran d’environ 250 passagers et d’une vitesse de 30 nœuds peut relier Moroni-Mutsamudu, Mutsamudu-Dzaoudzi, en moins de 3h30 heures. Dès dimanche, « EL-Djaanfari fera sa première traversée entre Mutsamudu-Moroni-Mutsamudu. Question de démontrer ce que notre bateau a dans les tripes. » nous dit vendredi matin Mohamed Djaanfari, le patriarche de la compagnie simaoise de transport maritime qui arme le « El-Djaanfari ». « Par ce que je crois que l’avenir de notre pays est dans l’océan et qu’il suffira d’une bonne gestion pour que tout marche. Et qu’il fallait impérativement aussi comme ça toujours était dans mes préoccupations, répondre à un besoin urgent de la population comorienne qui a du mal à circuler entre les îles. On ne doit plus laisser des étrangers seuls opérer dans ce domaine. Nous sommes aussi capables de mieux faire dans ce domaine. » justifie Mohamed Djaanfari son addiction à la mer après plusieurs tentatives avortées à se faire un nom dans le milieu. 

A le croire, « cette fois, c’est la bonne. Je ne suis plus seul. J’ai mes quatre garçons qui se sont associés au projet et ça ne sera plus comme avant. Nous avons un nouvel outil de travail performant avec d’énormes capacités qui demandent une gestion sérieuse. Ce n’est plus Mohamed Djaanfari et ses bateaux de 60 à 70 passagers mais une vraie compagnie qui doit gérer un bateau qui répond à toutes les recommandations pour transporter prêt de 250 passagers. » 

Pour le côté commercial cet armateur du sud dit s’aligner dans la grille tarifaire recommandée par l’état. Il n’y aura aucune incidence selon lui. Sauf pour Mayotte où « les charges d’exploitation ne sont pas les mêmes. Il y aura effectivement une petite incidence de tarif pour les passagers. Mais à Moroni nous allons travailler avec les tarifs en vigueur. » c’est-à-dire 15 500 Fc la traversée. Un tarif qui aurait cloué au petit quai du port de Mutsamudu, le Ntringui Express de la SGTM. Un catamaran de presque les mêmes caractéristiques et qui faisait le trajet Moroni-Mutsamudu en moins de 4 heures.

Mohamed Djaanfari, dans le passé, a effectivement tiré ses révérences dans le trafic maritime entre les îles, Madagascar et la côte Est africaine. Ce retraité de l’armée française, s’est reconverti dans le maritime début des années 90. Il est le premier à apporter des moyens de transports plus performant et rapide que les caboteurs en bois de l’époque. Des gardes côtes reformées qui ont fait le bonheur des passagers mais qui ont fait la fierté de toute la région. Un succès peut être qui auraient selon certains, fait plus de mal que du bien à cet armateur têtu comme un…militaire. Il se remet donc de ses échecs, tant en politique qu’en affaires. Beaucoup reprochent Djaanfari, de n’avoir jamais su dissocier bizness, famille, région et politique. Et c’est ce qu’il dit vouloir éviter cette fois en élargissant les actions de la société par celles de ses 4 enfants qui vont devoir s’impliquer davantage à la gestion et apporter un sang neuf.

KAY, Comores infos 

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