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Tribune: Ce sont les Gavroche qui tombent le nez dans la mer et non les notaires !

10 Comoriens dont 1 enfant de 7 ans ont trouvé la mort à proximité d’une plage de Mayotte le jeudi 24 septembre à la suite du naufrage du Kwassa Kwassa qui les transportait. Ces naufragés s’ajoutent à la très longue liste d’hommes, de femmes et d’enfants morts dans les eaux territoriales comoriennes mais aussi en mer Méditerranée.

Les Comoriens se noyaient en fuyant la misère à Ndzouani, à Mwali et à Ngazidja avant l’instauration de la présidence tournante. Les tragédies continuent en dépit de la tournante et continueront demain quel que soit le système institutionnel que nous aurons si le pays continue à être dirigé par des rapaces.

Plus de 20000 morts dans le bras de mer séparant Anjouan et Mayotte ! Nous sommes prompts à incriminer le visa Balladur et faisons l’impasse sur nos propres responsabilités. Notre sœur Hissani Guy a trouvé la meilleure formule pour fustiger ce déni de responsabilité. « C’est la faute à Voltaire », écrit-elle sur Facebook. Elle aurait pu ajouter que ce sont les Gavroche qui tombent le nez dans la mer et non les notaires.

Des présidents compétents et intègres ? Nous en avions eu 1 SEUL depuis 1975. Des ministres compétents et intègres, nous en avions eu TRES RAREMENT depuis le 13 mai 1978.

Le locataire de Beit Salam pourrait bien réagir par ces mots : « Il n’y aura pas de morts comoriens dans le bras de mer séparant Anjouan et Mayotte ni dans les eaux de la Méditerranée à l’horizon 2030. » « Ngaridjoka Rehemani en 2021, Ritsowona Ntrongo Karaparo Wona en 2026, Nous serons Emergents en 2031, si le système de la présidence tournante est maintenu » pourraient lui répondre ceux qui ont déjà préparé leurs dossiers de candidature au poste le plus convoité du monde. Tout ce monde s’en fout de ces morts. Ils ont pillé le pays hier, ils le pillent aujourd’hui et s’apprêtent à le piller demain. Leurs proches sont à l’abri du besoin. Ils n’empruntent pas les Kwassa Kwassa. Et S’ils le font ce n’est pas pour fuir la misère mais c’est pour fuir un régime politique qui ne leur est pas favorable. Dans ce cas, la traversée se fait à bord de vedettes de 1ère classe après avoir averti au préalable la Préfecture de Mayotte. C’était ainsi sous Azali 1, sous Sambi et c’est encore le cas aujourd’hui sous Azali 2. Et ces vedettes sont déjà prêtes pour l’exfiltration des ténors de ce régime dès la chute d’Azali. Il ne faut pas se contenter de couper quelques branches d’un mauvais arbre. IL FAUT DETERRER LE MAUVAIS ARBRE ! IL FAUT BRULER SES RACINES POUR QU’L NE REPOUSSE PLUS ! CETTE METHODE RADICALE A UN NOM : LA REVOLUTION !

Abdourahamane Cheikh Ali

La Rédaction

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