Trois assassinats passés sous silence par le régime Sambi

On parle d’eux au passé: le Colonel COMBO AYOUBA, l’ancien Préfet SALIM ABDALLAH MCHINDRA, le Médecin généraliste ASSADI SAID OMAR.

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Tous morts de façon suspecte dans un pays dirigé de main de fer par un mollah qui se préparait à un règne à vie et d’un général puissant capable de faire des misères au Chef de l’Etat.

En début de soirée de ce 15 Juin 2010, en rentrant à son domicile, la deuxième personnalité militaire du pays est mitraillé par des armes de l’armée comorienne attestées par les trois tueurs eux-même. Ils ajoutent qu’ils ont agi pour le compte du général.

Le Général défia l’armée, claqua la porte au juge d’instruction, se mit en rébellion; il se rendra. Sous la pression de la notabilité, SAMBI ne pourra que le garder en résidence surveillée pour finalement être libéré pour vices de procédure. Et la boucle est bouclée.

Tôt le matin d’un 18 Mars 2010, des jeunes aiguisés par un pouvoir récupérateur, prennent le contrôle de BIMBINI et enlèvent six personnes dont moi et l’ancien Préfet. Sans aucune réaction des autorités, y compris MOHAMED AFFANE, Coordinateur de SAMBI, l’immense personnalité de SALIM sera humilié, traîné dans la boue avant d’être retrouver mort, martyrisé à sept kilomètre de son domicile, le lendemain, soit 24 heures après l’enlèvement.

Quelques arrestations musclées pour le symbole, jugement sous télécommande et affaire classée dans la poubelle de l’histoire. Ben ALI, en stratège confirmé, s’en est tiré par miracle, car lui également était désigné pour mourir.

Au suivant…
En ce début 2011, le généreux Docteur ASSADI SAID OMAR finira sa vie dans un restaurant à Zilimadjou Moroni, n’ayant même pas eu le temps de finir son plat. Le poison a très vite agi à en croire la rapidité avec laquelle l’éminent médecin s’en est allé. Il était un témoin clé de l’assassinat de Combo, donc maillon qui allait embrouiller.
« Un expert » légiste, en provenance de Tanzanie, conclue à l’arrêt cardiaque. Merci Docteur! Et la roue tourne!…

Tristes points communs troublants:

1. ces personnalités assassinées sans aucune assistance ni procès sont de Bimbini;
2. Le chef de l’Etat et son général nient toute implication de près comme de loin comme s’ils ignorent la notion de responsabilité, eu égard à leurs fonctions;
3. Les deux hommes qui ne se portent pas à coeur sont friands et assoiffés de pouvoir et visent la haute fonction de l’Etat.

C’est ici que l’on ressent la nécessité d’hommes intègres, consciencieux, capables de comprendre et de réaliser que le réveil des Comores pose comme préalable l’existence d’une juste justice. Et cela est possible.

Ben Ali

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