Trois Yéménites arrêtés pour pêche illégale aux Comores

Des agents de la protection de l’environnement du parc national Cœlacanthe avec le soutien de la communauté villageoise de Chindini au sud de la Grande-Comore ont appréhendé trois individus de nationalité yéménite qui effectuaient une pêche non autorisée dans la zone marine protégée du Cœlacanthe.

Le 31 janvier dernier, des agents de protection de l’environnement du Parc National Cœlacanthe et la communauté villageoise de Chindini, ont appréhendé trois individus qui effectuaient une pêche non autorisée dans la zone Cœlacanthe (pêche au filet), une activité non autorisée dans cette zone protégée. La préfecture, la mairie de Foumbouni et l’association Ntsadjiva de Chindini se sont associées au parc National Cœlacanthe pour conduire les malfaiteurs à la brigade de gendarmerie de Foumbouni.

Reconduits au ministère de l’intérieur, les 3 pécheurs s’engagent à ne plus s’adonner à une activité de pêche dans la zone de Salimani Hambou jusqu’à Malé, couvrant le Parc National Cœlacanthe. Madame Rahamata Ahamada, conservatrice des Aires Protégées de Ngazidja souligne que Chindini fait partie intégrante du Parc National Cœlacanthe et que son exploitation est règlementée par les Parcs Nationaux des Comores, organe en charge de la protection de la biodiversité aux Comores en cogestion participative avec les communautés villageoises.

« Le plan d’aménagement et de gestion du Parc National Cœlacanthe autorise une pêche artisanale, sans usage de filet. Les communautés villageoises riveraines des parcs Nationaux des Comores sont invitées à poursuivre leur collaboration en signalant tout acte allant à l’encontre de la protection de notre biodiversité en s’adressant aux agents de protection de l’environnement ou aux membres des comités villageois », assure-t-elle.

Les Parcs Nationaux des Comores, les comités villageois, les organisations des pêcheurs, les associations ainsi que les acteurs intervenant dans la protection de l’environnement travaillent conjointement pour trouver un consensus sur la gestion durable des ressources naturelles.

Mohamed Youssouf / LGDC

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