« Tu es passé de mendiant chez Ahmed Sambi à mendiant chez Azali Assoumani »

Opinion libre: Monsieur le Gouverneur et très cher Ami Said Mohamed Fazul,

Je me permets, excellence, de te tutoyer en souvenir de notre amitié de longue date, une amitié remontant à notre enfance dans notre village de Boingoma.

Malgré la fatigue consécutive à la longue et infructueuse nuit que je viens de passer en mer, au large de Mnadzi-modja à essayer de pêcher le pono-ntsindzi, j’ai le plaisir de t’écrire pour te féliciter à l’occasion de ce deuxième anniversaire depuis notre victoire aux élections du gouverneur de Mohéli.

Félicitations parce que tu es passé de mendiant chez Ahmed Ahmed Sambi à mendiant chez Azali Assoumani, et cela te permet de te nourrir et de finir les travaux de ta fosse septique, même sur le plan vestimentaire, tes choix sont catastrophiques. Tes femmes ne voient-elles pas ces horreurs que tu portes en guise de vêtements ?

Je me réjouis encore aujourd’hui de notre victoire de 2016 car ce n’était pas gagné d’avance, mais grâce à ta bonne étoile, nous y sommes. Je reste toujours persuadé, d’ailleurs, que cette bonne étoile qui te protège, nous installera à la présidence de l’Union des Comores en 2026 par ton auguste personne. Après Mohéli, tu vas régner sur les Comores. Justement à ce propos, je ne sais pas si tu as lu et surtout compris les recommandations des assises personnelles et familiales de ton patron Azali Assoumani, que tu nous as exhortés de soutenir mais celles-ci renvoient le tour de Mohéli (Ngazidja 2016-2030, Anjouan 2030-2040) pour la présidence tournante aux alentours de 2040, qu’Allah nous prête vie jusque-là. Même une catastrophe pareille doit se produire, tu seras notre Président en 2040.

Récemment ton ami Baguiri, l’escroc bien connu, m’a dit que tu allais bientôt recevoir la troisième tranche, d’un montant de 25 millions sur les 125 millions de francs comoriens promis par Azali Assoumani pour que tu soutiennes la folie chimérique qu’est « l’émergence à l’horizon 2030 ». Je trouve que c’est une très bonne chose car tu vas enfin être le grand « Richard » que tu as toujours voulu devenir et même les grincheux vont cesser de t’appeler Babadi et te traiter d’idiot. Ton imbécilité légendaire doit être oubliée même si tes plaisanteries salées ne t’y aident pas. Les gens doivent même oublier que tu avais été incapable d’obtenir le Baccalauréat et qu’après 4 tentatives infructueuses, une délégation de femmes s’était constituée lors de la 5ème tentative et avait trouvé les mots qu’il fallait pour que le président de jury t’accorde un Baccalauréat que tu n’aurais jamais obtenu sans ce piston.

Toujours d’après ton ami Baguiri, la première tranche consistait à compenser ton refus (commandité par Azali Assoumani) de nommer un conseiller à la Cour constitutionnelle, comme la Constitution te l’exige. La deuxième tranche récompensait ton soutien sans faille aux assises rejetées par tout le peuple comorien, sauf les mendiants habitués à manger à tous les râteliers. La troisième tranche a pour but de rémunérer ton soutien au référendum anticonstitutionnel de juillet 2018 le soutien au référendum de juillet prochain et enfin la quatrième tranche ne te sera versée qu’une fois tu auras déposé ta démission en septembre 2018.

Quand Baguiri m’a appris tout ça j’ai eu un brin de déception en pensant à notre frère, le beau gosse élégant Maoulana Attoumani Assane, le Docteur en Fraudes électorales et Magouilles politiciennes, à qui tu avais promis le poste de conseiller à la Cour constitutionnelle (souviens-toi, on en avait discuté ensemble). Je suis donc parti voir le très sobre Bianrifi Tarmidhi, ton Conseiller de l’ombre, pour lui en parler. Comme d’habitude il était sobre: pas une goutte d’alcool. Je peux dire aujourd’hui qu’il m’a bien rassuré. En effet il m’a expliqué que son Excellence le Maoulana Attoumani Assane, le très beau et très élégant Conseiller spécial chargé de la diaspora et de la coopération décentralisée avait été récompensé et très bien récompensé. Le fait, pour le très sobre Bianrifi Tarmidhi et toi, d’avoir réussi à lui obtenir un visa Schengen pour qu’il puisse enfin, après 8 années de blocage, aller s’exhiber et se donner outrageusement en spectacle en France, où il avait menti et falsifié des papiers pour obtenir un statut de refugier, suffisait à faire son bonheur, tant il était désespéré. Même s’il n’a pas pu plastronner qu’un mois à Château rouge, cela a suffi: il était de nouveau à Paris d’où il était parti en 2010 pour t’assister dans la défaite électorale.

Cher ami, ces derniers temps chaque fois que je me promène dans Fomboni, les gens, parce qu’ils te jalousent, pour tes 125 millions de francs comoriens, ne cessent de m’interpeller en me disant perfidement: «eh! Said Ahamada, on sait que tu es le confident de Mohamed Fazul, dis-nous ce qu’il compte faire de notre île, on ne voit rien qui bouge ici. Des ordures jonchent les rues de nos villes et villages, les infrastructures se dégradent au fil des saisons, Mohéli est devenue l’anus de l’humanité entière…» Avant je répondais par ton slogan favori, usé jusqu’à la trame: «Azali Assoumani nous a tout verrouillé». Mais cela ne peut convaincre personne maintenant que tu es devenu «le cireur des chaussures d’Azali» comme aiment dire les jaloux et haineux.
Je n’arrive toujours à leur parler de cette grande infrastructure qu’est la route menant au marché de Fomboni (1,3 millions d’euros pour les 83 mètres de chemin que tu as fait cimenter grâce au travail de bénévole de certaines femmes et des «dons» récoltés auprès des commerçants.

Même nos partisans sont déçus, surtout que la célébration de ce deuxième anniversaire tombe en plein mois de ramadan et que tu n’as pas pu faire venir à Mohéli le chanteur populaire Baco Ali de Mayotte pour les faire bouger; eux qui ne réclament rien d’autre que danser et manger puisque tu as fait couler le «Bombard» au sein duquel tu avais promis de les embarquer.

Au fait, parlant de Mayotte, tu sais que tu n’as toujours pas remboursé les 6 000 euros que tu avais empruntés à ce jeune originaire de Salamani, commerçant à Tsararano, afin de payer les billets du groupe Baco Ali en 2016. Il est temps que tu penses à restituer cette somme, surtout que tu t’es mis à dos toute la communauté mohélienne de Mayotte. N’oublie pas non plus l’argent de ce marabout de Bandrélé, qui a beaucoup fait pour toi, mais tu traites maintenant en inconnu. Ce n’est pas bien.

Une dernière chose avant de terminer, je voulais te dire «bravo»! Tu as bien fait d’avoir déçu ces mohéliens installés à Mayotte, et qui t’ont apportés plus de 120 000 euros lors de ton élection en 2016. Ces Mohéliens avaient voulu te piéger en te soutenant afin que tu réalises de vrais projets économiques, sociaux et pour notre île, alors que tu n’es intéressé que par les piques niques, les trafics de visas, les plaisanteries idiotes sur les places publiques et le convoi de voyages clandestins vers Mayotte.

Au fait, sais-tu que Ngazidja et Anjouan bougent pour faire prévaloir le droit, pour demander le rétablissement de la Cour constitutionnelle et pour demander la libération de ton ancien donateur et bienfaiteur Ahmed Sambi, anticonstitutionnellement placé en résidence surveillé, pendant que tu te drogues à la ventoline, qui t’endort et te fait ronfler entre 11 heures et 13 heures devant même les visiteurs étrangers ?

Si, Monsieur le Gouverneur, je me suis permis de te tutoyer c’est en l’honneur de notre amitié de longue date, une amitié remontant à notre enfance.

Toutes mes amitiés Monsieur le Gouverneurs.

Mes hommages à Madame ta première femme.

Said Hamada de Boingoma

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