Un cycle de violence entre bandes rivales, face à l’impuissance des forces de l’ordre à Mamoudzou

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Depuis trois jours  se produisent  régulièrement  des actes de violence entre des bandes   de Cavani  M’Tsapéré   avec des bandes de Doujani. Tous  étaient lourdement armés de chombos, de couteaux, de battes de baseball, barres de fer  et pierres. Ces bandes rivales  bien organisées recourent à la violence, au racket, au vol et à des trafics  en tout genre entretenant ainsi un climat d’insécurité grandissante. Hier soir  ce cycle de violence a atteint un seuil d’intolérance sans précédant.

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Des voitures en  stationnement à  M’Tsapéré  brulées, ou  cassées  par des jeunes de Cavani ; les policiers et les gendarmes s’affrontent à eux, et une guérilla urbaine s’enclenche entre bandes rivales et forces de l’ordre. Les habitants de ces communes se sont levés  avec  un sentiment de désolation et de  désarroi. Pour contenir ces fous  7 véhicules des forces de l’ordre, police nationale et gendarmerie en  en opération conjointe.  IL est devenu dangereux de circuler le soir tant les agressions sont devenues nombreuses et violente. L’économie paie à ce titre le prix fort, les bars et restaurants se vident, personne ne voulant prendre le risque de sortir dehors ou qui pourrait alors être cambriolée. Tel est le quotidien à Mamoudzou et dans les communes avoisinantes .

Face à ce climat d’insécurité, les forces de l’ordre sont en sous –effectifs, dépassés   voire débordés face à l’ampleur du phénomène.  Ces policiers  hésitent parfois à s’y aventurer afin de ne pas  provoquer d’incidents dont la  presse se  fera  l’écho. Nous observons qu’un enfer urbain où policiers et gendarmes sont aussi victimes de cette délinquance  acharnée qui envahit les rues, les quartiers et ne fait montre d’aucune peur face à l’autorité publique  qui au contraire est en permanence défiée. Ces événements ont largement contribué à donner une image négative de Mayotte.

Beaucoup de familles de Cavani, M’Tsapéré, et Doujani se sentent abandonnées par la municipalité et l’Etat .Par ailleurs nous assistons  à  un  mouvement de grève qui dure depuis 12 jours, avec des barrages, des débordements qui paralysent  Mayotte. Malgré le soutien des élus  aux manifestants , les mobilisations ainsi que les blocages des différents secteurs de l’ ile, le gouvernement ne semble pas vouloir entendre la demande de l’intersyndicale  au  sujet  de  l’  égalité  réelle  sur  nombre  de  domaines  et  de dépêcher  en urgence un émissaire dans le  département  afin d’ouvrir les  négociations  avec l’intersyndicale .  Nous  constatons enfin  que tous les secteurs semblent donc  impactés  par ce mouvement de grève, les mots claquent et le ton monte pour faire face à l’immobilisme  parisien.

Mohamed IBRAHIM  MIHIDJAY

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