Un régime qui fait les choses dans l’ordre contraire de ce qui est attendu par le peuple comorien

Quand vous nous dites que vous allez vous asseoir pour parler du désordre de 1975 à nos jours, mais pourquoi continuez-vous à semer le désordre dans nos institutions et dans le pays ?

Quand vous prenez des engagements auprès du peuple de renforcer la paix, la stabilité et consolider la réconciliation nationale, et que vous tiennent des propos et faites des actes qui risquent de déstabiliser et diviser le pays. Tout cela efface toute sorte d’espoir.

Oui, Parmi vos ambitions est de faire les Comores, un pays de droit et démocratique. Mais comment peut-on avoir de telles ambitions et en même temps fermer les medias, emprisonner les journalistes et interdire les manifestations pacifiques sur les espaces publiques et privés ?

Dans les prochains jours, vous allez vous assoir pour trouver des solutions face aux magouilles et à cette corruption généralisée. Mais vous continuez toujours à nommer les grands corrupteurs et pilleurs d’état dans des postes clés. Comment pouvez-vous y parvenir sans une justice équitable ?

SEM, Al-Immam, vous avez promis aux jeunes de créer des emplois : UN JEUNE = UN EMPLOI. Mais à votre arrivée à Beit-salam, vous avez licencié près de 2000 fonctionnaires dont la plupart étaient des jeunes.

Cher président de la République, nous nous souvenons de votre promesse de faire des économies pour le pays. Mais apparemment, les choses se font à l’envers. Vous avez augmenté les salaires de vos ministres.

Excellence, vous dites que parmi les points forts de votre programme est de ramener les Comores dans l’émergence. Mais à l’heure actuelle, le peuple constate que ce que fait votre gouvernement risque d’immerger et enfoncer davantage le pays tout au fond de la grotte.

Quand vous dites que la tournante ne favorise que le recrutement des proches et les enrichissements personnels et que votre régime continue de profiter du système.

Parmi les questions les plus pertinentes sur lesquelles je m’interroge aujourd’hui est de savoir comment ces pauvres citoyens sans défense, qui ne réclament, d’ailleurs, que le minimum vital au 21ème siècle, peuvent faire confiance à un tel régime?

Mmadi Salim Ali

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