Une feuille de route pour la relance du secteur touristique aux Comores

comores_ « Une feuille de route sur le développement du tourisme aux Comores », fait l’objet d’un atelier animé par Mme Patricia une expert internationale dans ce domaine. Un plan de 2 ans pour la relance d’un secteur qui pourrait constituer un des vecteurs de l’économie du pays. L’atelier est au bénéfice de tous les acteurs du secteur.

Pour booster le secteur touristique « beaucoup d’études ont été faites, mais peu de volonté pour les concrétiser ». C’est le constat fait par Mme Patricia expert internationale au cours de son exposé sur la proposition d’une « feuille de route sur le développement du tourisme aux Comores ». Un secteur qui pourrait constituer un excellent vecteur de l’économie du pays. Sur le positionnement, Mme Patricia pense que « les Comores ont l’avantage de disposer d’un patrimoine culturel vivant et préservé, se rapprochant plus à ce titre de la destination Zanzibar si un programme de valorisation se met en place ».

Elle fait allusion ici à une série d’activités et d’animations liées au festival de musique, l’aménagement des sites historiques et d’un circuit et autres. Parmi les avantages soulignés par cette consultante internationale, « le patrimoine naturel et culturel riche et diversifié encore authentique, l’hospitalité de la population et le sentiment de sécurité, mais aussi la présence d’investisseurs clés pouvant agir comme locomotives ». comores

Mais le pays connait aussi des faiblesses, notamment « le transport aérien limité et onéreux, infrastructures faibles : routes, ports, gestion des déchets, absence de promotion de la destination sur le marché international et une image négative ». Avant de proposer un model de promotion de ce secteur, Mme Patricia fait un diagnostique minutieux sur l’état du tourisme dans le pays. Elle constate que le marché actuel des touristes est de 75.000 dont 47% d’hommes d’affaires. Un chiffre selon elle, en « progression depuis 2 ans mais en deçà du chiffre de l’année 2000 avec 15.000 touristes. Ce qui est insuffisant pour garantir un taux d’occupation acceptable pour les hôtels existants ».

Elle fait aussi une remarque sur une capacité d’hébergement médiocre, avec 52 pour 503 chambres réparties sur les 3 îles. Mais pour espérer renverser la tendance, cette experte propose aux comoriens de diversifier leurs offres pour ne pas dépendre d’une seule catégorie de projets ou d’opérateurs.

Selon elle, l’expérience du Galawa Beach devait constituer un exemple sur la confiance en un seul opérateur. Il s’agit également de résoudre la question du désenclavement du pays en matière de transport aérien. Certains participants ont souligné des réserves quant au délai (2 ans) de la mise en oeuvre de cette feuille de route qu’ils ont jugé très court pour un tel projet.

Maoulida Mbaé HZK

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*