Une opposition en décomposition sur le champ politique

Opinion libre: Sambi en résidence surveillée, l’opposition est privée de vie. Cette fois c’est le journal MASIWA qui a fait un zoom sur cette organe en pétrification pour exposer à sa une « une opposition hors jeu ».

Que faire quand le mécontentement enfle la rue mais que le peuple porte le visage tuméfié par une opposition qui meurt de faim du pouvoir ?question exaltante, néanmoins j’ai peur qu’il ne soit trop tard : aucun leader de l’opposition sur lequel on peut compter n’est en vue. Ce qui nous envoie a l’autre question de savoir d’où viendra l’Antigone de ce pays pour nous emmener au combat contre le Cléon de mitsoudjé. A noter que le procureur Mohamed Abdou que je connais et je respecte tant -on a grandit ensemble-, au lieu de siéger, il est assiégé par une dictature qui s’est incrusté au cœur de la justice. Nommé 3 Jours avant l’arrivée de Sambi, sa mission est de traquer les opposants du pouvoir et au gré des vents d’emprisonnements qu’il souffle, tous doivent être emmurés vivant sur la « moto »

Sa prouesse ? Avec son overdose de cynisme, l’éclosion des sursis connait la haute saison et d’ici le referendum tous les leaders de l’opposition seront inéligibles pour laisser la voie libre à Azali en cas d’une présidentielle anticipée. El barwan, waadane, Moustoifa, Razida , la liste n’est pas exhaustive puisque dans les jours qui viennent le procureur va ratisser large.

Que l’opposition nous dise être persécutée par le régime, l’odeur accablante de sa putréfaction est surtout dû à sa manque d’un projet de société et son manque de vigilance. Sommes-nous aveugle au point de ne pas se rendre à l’évidence qu’Ali Mhadji est la bactérie qui croute maintenant la putréfaction de l’opposition ? Où est passée sa grande gueule ?arrêté a plusieurs reprises, pourquoi n’a t-il jamais été condamné comme les autres ? A priori ,l’opposition n’a pas tenu compte de ma mise en garde lorsque j’ai titré dans un précédent article qu’Ali Mhadji est un agent double envoyé par Azali pour infiltrer et casser l’opposition.

Une fait aussi étonnant, hassani Hamadi et Djaffar compte sur Sambi pour mobiliser ses fans afin de repousser la nouvelle constitution qui menace, quoi se demande t-on, puisque les deux là ignorent que Sambi aussi a besoin deux pour faire respecter celle existante sensée lui protéger contre cette ignoble mis en résidence injustifiée.

Certes, la rue est assaillit par une meute de politiciens qui se disent opposant par le simple fait d’entonner l’hymne de la désobéissance civil. Néanmoins, c’est stupéfiant de voir que non seulement chacun d’eux veut être le calife mais surtout au lieu d’être une chambre d’enregistrement pour rendre audible nos propositions ignorées par le pouvoir, l’opposition s’est aussi substituée au peuple comme l’a fait Azali lors de ses assises contrefaites.

Enfin, la question qui se pose, une opposition inoffensive est elle bénéfique pour la lutte contre la dictature d’Azali ? La réponse est non. A l’état actuel, l’opposition comorienne est une peste. Notre combat aujourd’hui c’est de briser le silence. Le peuple en a marre d’être le suiveur et veut prendre part aux débats politiques pour tracer son destin étant acteur et non spectateur. Pour cela, J’exhorte tant à hassani Hamadi, salami, Djaffar, Sambi, Mamadou, Elbarwane, Nadia Tourqui, les 9 organisations civils …etc. d’organiser des rassemblements quotidiens à Mrodjou ou ailleurs pour démocratiser le débat pou l’avenir des Comores. Une fois toutes les propositions utiles recueillies, on va établir un pacte social pour le défendre dans la rue

Ainsi pour conclure, Avis a tous ceux qui se disent opposants à la dictature d’Azali. C’est l’heure du changement. Et si vous ne voulez pas changer, personne ne va pas mourir dans la rue juste pour satisfaire votre soif du pouvoir.

Par Cap Patrie

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