Une organisation chaotique du HAdJ 2017

1300 comoriens retenus par l’agence nationale pour le Hadj s’apprêtent à quitter Moroni en Direction de l’Arabie Saoudite pour accomplir le cinquième pilier de l’Islam, un rêve pour tout musulman du monde entier. Pourtant, le chemin n’a pas été facile pour passer au filet de la toute puissante institution Nationale Chargé du Hadj. Il était parfois nécessaire de disposer des bras longs ou tout simplement être chanceux pour figurer à la liste officielle.  Plus de 2000 candidats s’étaient enregistrées auprès des différentes Agences de voyage de Hadj, les candidats non retenus sont recommandé de repasser l’examen l’année prochaine car le Gouvernement n’a pas de solutions miracles pour eux.

Plus de trois cents pèlerins comoriens qui voulaient accompagner à la terre sainte leurs proches âgés ou conjoins ont décidé d’aller en Tanzanie pour chercher des visas dans la mesure où ils ne figurent pas dans la liste officielle.

Alors, que ce qui est reproché à l’Agence Nationale du Hadj ?  Où se situent l’incompétence, l’amateurisme et le manque de capacité et d’expérience en matière d’organisation du Hadj.

1. Manque de préparation

On a l’impression que c’est la première fois qu’on organise le Hadj en Union des Comores, Pourquoi a-t-on laissé jusqu’au dernier minute pour communiquer le nombre officiel de comoriens qui seront autorisés à faire le voyage. Sans la moindre information sur le quota des Comores, les Agences de voyage ont continué à enregistrer les pauvres comoriens   vu que ce marché remporte beaucoup d’argent.

Afin d’éviter le tâtonnement au dernier minutes plusieurs réunions de préparation auraient dû se tenir entre la commission du Hadj et les Agences de voyages pour discuter du problématique de quota et ceci, plusieurs mois avant le Hadj.

2. Absence d’un leadership à la tête de l’Institution

Surpassé par le nombre de comoriens souhaitant faire le Hadj, dépourvu de solutions pour gérer les 2300 demandeurs de visa, la commission du Hadj est restée jusqu’à une semaine du départ, pour communiquer aux agences de voyages que seulement 33% du total de leurs candidats auront de visas. A ce moment-là, il faudrait connaitre quelqu’un pour être intégré dans la liste officielle.

3. Absence d’anticipation 

La commission du Hadj pense que elle est mise en place pour louer les bus des pèlerins, réserver les hôtels des pèlerins mais trouver une solution cette problématique du nombre élevé des candidats au Hadj n’est pas dans le cadre de leur mandat.

4. Manque d’Humanité

Pour justifier son incompétence, la commission du Hadj a autorisé l’octroi de visas aux personnes âgées sans leurs accompagnateurs, c’est dans ce cadre que plusieurs personnes ont décidé d’aller en Tanzanie chercher des visas pour pouvoir prendre en charge leurs proches une fois arrivées en Arabie Saoudite. Il est connu de tout le monde qu’il est difficile pour une personne âgée d’accomplir le Hadj tout seul.

Le comble, la commission du Hadj n’ pas osé déclarer à la presse que « Toute personne qui partira ailleurs alors qu’elle ne faisait pas partie de notre quota ne sera pas sous notre responsabilité ni celle du gouvernement comorien. Tout ce qui leur arrivera ne nous regarde pas » C’est vraiment étrange qu’un responsable de gouvernement déclare irresponsable de ces concitoyens à l’étrangers.

Ainsi, la commission Hadj a manqué une occasion pour justifier son salaires servait à quelque chose. S’il est incapable de discuter avec l’Arabie Saoudite pour allonger le quota des Comores, elle aurait discuté avec les pays voisins pour prendre en compte les pèlerins comoriens. Une option très faciles à réaliser vu que des agences de voyages sont capables de le faire.

Ankiba Djoumbe Mohamed 

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