Une plante non identifiée tue quatre personnes

Une plante médicinale a pour l’instant fait 4 victimes, dont une en ce mois d’octobre. Problème, le centre hospitalier de référence ne possède pas de laboratoire d’analyse qui aurait pu servir à identifier le fameux “remède”.
 
Le service de réanimation du Centre hospitalier national (Chn) d’El-Maarouf tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation de médicaments à base de plantes non identifiées qui provoquent la mort. Cette année, quatre personnes ont succombé, dont une ce mois d’octobre, après avoir pris le fameux  “remède”. Le corps médical ne connait ni son origine ni sa provenance.
Mohamed Ridhoine est sûr d’une chose : “après un lavage gastrique de la personne intoxiquée, il y a une odeur de plante broyée qui ressort et c’est aussi la même quantité qui a été ingérée par toutes les victimes”, fera-t-il savoir. Il ne peut en dire plus, les familles des victimes refusant, par peur sans doute, de donner le nom de la plante médicinale non identifiée. La seule preuve dont dispose le médecin  “c’est ce qui sort de l’estomac après le lavage gastrique”.
Le praticien reconnait les limites du centre hospitalier : “malheureusement nous n’avons pas de laboratoire pour analyser et nous ne savons pas de quelle plante il s’agit, mais c’est la même plante qui a été prise par toutes ces personnes” dit-il. Et autant de risques à l’avenir. Seul un enfant de 9 ans, qui a heureusement survécu, a pu livrer un précieux témoignage : il a reconnu que ses parents lui avaient administré cette plante pour des fins thérapeutiques.

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 Une parturiente a aussi survécu avec son enfant. Pour l’heure, le nombre de victimes s’élève à quatre, en espérant qu’il n’augmente pas. Parmi celles qui n’ont pas succombé deux se trouvent en ce moment en centre de dialyse, “le fonctionnement des reins étant bloqué”. Le pire, c’est que la fameuse plante était censée guérir “de tout”.

D’autres personnes l’ont prise pour réguler leur diabète et d’autre leur tension. Une plante et une foultitude de questions. Il est quand même dommage qu’un pays ne possède pas un centre d’analyse. Il est autrement plus urgent qu’on envoie un échantillon de cette plante qui tue à l’étranger pour analyse. Avant qu’elle ne fasse d’autres victimes.

Alwatwan 

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