Une réorganisation difficile des partis politiques

Pendant que tous les partis politiques nationaux ont allé aux élections dans un ordre dispersé, qui a causé l’échec des uns et des autres, leur recomposition semble difficile voir même impossible pour les uns. Bien que les plaies sont fraîches et l’échec est cuisante, certains partis commencent à perdre leur repères, alors que certains nés à la période électorale, n’advient pas à se situer.

Quatre mois après l’élection présidentielle et des gouverneurs des îles, les partis politiques ne parviennent pas à se restructurer. Tous divisés aux dernières élections, aucun parti politique n’advient pas à recoller les morceaux de leurs fractions quatre mois après. Une configuration difficile qui fait que certains partis ne se reconnaissent pas, alors que d’autres n’ont pas une position ni dans la mouvance présidentielle ni dans l’opposition. Sans pouvoir organiser une réunion ni un congrès, presque ou tous les partis politiques sont en décontraction et leur survie est incertaine.

D’abord, le RDC de l’ancien gouverneur Mouigni Baraka, est dans la tourmente. Entre Djaé Ahamda Chanfi, le Secrétaire Général du parti et le fondateur du parti le gouverneur Mouigni Baraka, le courant ne passe pas. Une guerre de salive scinde le parti depuis l’avènement du troisième tour. Fusionné au RDR de son oncle Saïd Issilam, les deux partis ont été divisés au troisieme tour des élections et aujourd’hui ont du mal à se réorganiser. Entre Djaé Ahamada Chanfi et son clan qui se déclarent pro Azali sans engager le parti et le candidat Mouigni Baraka qui a soutenu Mamadou au troisième tour en étant lui-même candidat et sans engager le parti, le mariage semble consommer et le RDC reste sans ossature ni repère. Malgré que le parti possède des élus dans l’assemblée nationale qu’au conseil de l’ile et certaines communes, la réorganisation est très difficile et le RDC se trouve avec un pied à l’opposition et un pied à la mouvance.

Même situation pour le parti Juwa de l’ancien président Mohamed Abdallah Sambi, qui a soutenu le candidat Azali Assoumani sans engager le parti, pendant que le SG du parti et son clan soutenaient le candidat Mouigni Baraka. Même avec leur participation au gouvernement en occupant deux ministère clés, le parti Juwa est dans une division intestine. Fusionné au parti PEC de Fahmi Saïd Ibrahim, le parti JUWA s’est crée une opposition au sein même du parti et malgré leur force et ses élus, le parti n’arrive pas à organiser un congrès pour réorganiser le parti. La méfiance reste de mise et un groupe du parti se trouve à la mouvance et un autre à l’opposition.

Loin de là, l’UPDC qui n’arrive jusqu’alors à avaler son échec, se trouve aussi à l’agonie. Autant attendu comme le chef de fil de l’opposition, l’UPDC manque d’un leader pour prendre le flambeau. Crée par des opportunistes sans charisme politique ni fief électoral, l’UPDC se cherche dans un océan glacial ou l’intérêt personnel prime la survie du parti. Sans aucune déclaration préalable après les 100 jours du nouveau régime, on se demande si on va vers la fin de l’UPDC comme l’avait prédit l’ancien président Sambi lors du premier anniversaire de son parti, je cite « à partir du 26 Mai 2016, l’UPDC sera dans les archives des partis qui ont été dans ce pays», fin citation. Autant que ses leaders se cherchent dans la sphère du nouveau régime, le parti UPDC reste sans repère à quelques mois des élections.

Tout comme son allié, de première heure, le RADHI semble n’est pas avoir trouvé jusqu’alors le chemin à suivre, après avoir quitté la maison mère « la CRC », pour faire pacte avec le diable. En regardant la victoire, de leur parti d’origine dans le rétroviseur, certains leaders du parti de Humeid Msaidié se voilent la face en voulant positionner son parti étant l’enfant de la CRC. Mais sans pouvoir s’organiser eux même, le RADHI reste autant comme les autres partis sans repère.

Mais la situation semble être la même pour la CRC, le parti au pouvoir dont la méfiance entre sympathisants du député Maoulana Charif et ceux du SG Hamidou Karihila, fait tapage malgré leur victoire à la présidentielle. Le député Maoulana qui a été considéré comme « un traitre », lors des élections de gouverneur, est devenu l’homme fort du régime. Un manque de considération humiliante que le clan de Hamidou Karihila ne digère pas. Eux qui considèrent Karihila comme le sauveur du parti. Ce qui fait que le parti au pouvoir n’est pas épargné du lot de division.

Le constat est le même pour les autres partis comme ORANGE, FNJ, FD, MOUROUA, RIDJA, UNDC, dont certains leaders se trouvent à la mouvance et d’autres sans positions pour n’est pas dire à l’opposition qui n’existe pas. Sans vision ni objectif, certains partis politique se trouvent dans la dérive de s’organiser. Une conjoncture difficile d’autant que même les candidats indépendants préfèrent garder leur silence afin d’espère qu’on fera appel a eux. Ce le cas de Général Salim, Moinaecha Youssouf Djalali, et les autres… Même observation pour les partis fantômes et sans fondement crées au moment des élections comme le parti MIM de Hamidou Bourhani, RIFAID de Mhamoud Wadaane et ce d’Ali Hamissi, qui n’ont pas une position particulière.
Des assoiffés du pouvoir, qui en ont marre avec l’opposition se sont vite placer comme des patriotes de première heure et se déclarent prêt à travailler avec le nouveau régime malgré leur appartenance politique. Ce le cas de Me Mzimba, Ali Mliva, Madame Soilha et Saïd Larifou.

Du coup, l’appartenance à un parti, ou la réorganisation des partis politique est redue au second plan des états majors politiques. Dans la configuration actuelle, chaque leader tente son entré au gouvernement au lieu et à la place d’une organisation des partis.

Nakidine Hassane

2 commentaires sur Une réorganisation difficile des partis politiques

  1. Je pense qu’avec l’égoisme de chacun des comoriens,il est très difficile de positionner les leaders politiques comoriens.Je leur conseillerais de bien vouloir se consacrer sur le vrai et unique sujet national:la question de l’Ile comorienne de Mayotte .

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