Une toulousaine recueille une famille de comoriens qui vivait dans la rue

Une habitante a recueilli à son domicile une maman Comorienne et ses deux enfants de 10 et 13 ans qui dormaient depuis trois semaines sur un banc.

« Quand j’ai appris que des enfants scolarisés dormaient dans la rue, se lavaient comme ils pouvaient et grignotaient plutôt que de manger, j’ai été tellement chamboulée que j’en ai pleuré« . 

La mère comorienne et les enfants franco-comoriens dormaient sur un banc

Cette mère de famille toulousaine, qui élève seule ses deux enfants, n’est pas une militante des droits des sans-papiers. Cette cadre commerciale « qui gagne bien (sa) vie » confie être plutôt de droite et ne pas s’être naturellement tournée vers les personnes en difficulté. Mais il y a des limites. Fin juin, cette Toulousaine, que nous appellerons Aurore pour préserver son anonymat, a été frappée d’apprendre lors de la fête de fin d’année de l’école d’un de ses enfants, que deux de ses camarades dormaient dehors depuis 3 semaines avec leur maman.

La mère est originaire des Comores et les enfants sont franco-comoriens. Ils sont arrivés en France en août 2015 à Castres (Tarn) avant de rejoindre Toulouse. La petite famille est hébergée dans l’exiguë chambre universitaire de l’une des grandes soeurs des deux enfants, en toute illégalité. Puis, de centres d’accueil en chambres d’hôtels, Asna (là aussi, le prénom a été changé) et ses deux enfants vont se retrouver à la rue, dormant sur un banc, pendant trois semaines, quelque part dans la rue, à Toulouse.famille

« Je devais empêcher que ces enfants continuent de dormir dehors »

« Je me suis demandée ce que je pouvais faire pour eux, raconte Auroreet ce que je devais faire c’était d’empêcher que ces enfants continuent de dormir dehors. J’ai alors décidé de les héberger en transformant le bureau de ma maison en chambre à coucher »Asna s’installe donc chez Aurore début juillet avec le plus petit de ses enfants,âgé de 10 ans, le plus grand ayant repris le chemin de Castres chez une autre soeur, après une crise d’asthme.

« La maman a été opérée il y a quelques temps à Toulouse pour un problème de thiroïde,continue Auroreles enfants vont obtenir bientôt une carte d’identité, ils ont la CMU, ils sont scolarisés, mais la préfecture vient de refuser le renouvellement du visa de leur mère et maintenant on met toute la famille à la rue avant de vouloir renvoyer la maman ! ». « On accueille des gens et après on les fout dehors ! » s’emporte-t-elle.

http://la1ere.francetvinfo.fr/

1 commentaire sur Une toulousaine recueille une famille de comoriens qui vivait dans la rue

  1. Franc Simon, c’est encore une des comoriennes qui a fait reconnaître ses enfants par un mahorais et dès qu’elle a eu un titre de séjour valable 10 ans, elle a vendu ses bijoux et direction la France sans savoir où loger. Et pour vous ce n’est pas une comorienne mais peut être de l’autre ile française

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