Une vie de plus en plus chère et difficile !

La hausse ces derniers mois des prix des denrées de première nécessite  a mis à nue le quotidien difficile du comorien qui a du mal à joindre les deux bouts. Avec des salaires minimums qui tournent autour de 30 000 Francs comoriens (FC), le Comorien qui veut manger correctement trois fois par jour doit débourser en moyenne 5000 Fc par jour. Tout est devenu cher dans ce pays en dépit de la baisse unilatérale par le Gouvernement de l’Union de prix des denrées alimentaires al veille du mois de ramadan. Une décision prise au lendemain de la baisse des prix du carburant. Les prix des denrées alimentaires sont de plus en plus inabordables dans les marchés et magasins. La papaye et les fruits à pain qui ne nécessitent même pas de culture particulière coutent en moyenne 1000 Fc l’unité. Le kilo de poisson frôle parfois les 3500 Fc et le Kg de la viande est de 2500 Fc. Les prix des produits locaux (ignames, bananes, maniocs, pomme de terre, tomates, les fruits…) sont inabordables.

Dans le secteur immobilier, il faudra être très riche pour pouvoir acquérir un terrain nu. La location d’une pièce d’une maison en tôle à Moroni coute en moyenne 20 000 Fc et une deux pièces d’une bâtisse en dur coute en moyenne 75 000 Fc et pour la location d’une habitation digne de ce nom, il faudra débourser en moyenne 300 000 Fc.

Concernant les équipements informatiques, les mobiliers de bureau, les biens d’équipement ménager, les matériaux de construction, les prix sont gonflés artificiellement par les commerçants sans scrupule et les prix pratiqués ici sont trois fois plus élevés que ceux pratiqués dans les pays voisins (Tanzanie et Madagascar). Un réfrigérateur qui coute 150 000 Fc par exemple à Dubaï est vendu à Moroni 500 000 Fc ; le mètre carré du carreau est de 6000 Fc ; le mètre cube du sable de construction est de 12 000 Fc…

Les prix pratiqués par les artisans sont aussi très élevés. Le tarif journalier des peintres, plombiers, électriciens est en moyenne de 15 000 Fc par jour. Les prix locaux des produits des menuisiers sont chers. Les maçons ne veulent être plus payés par jour et en globalité avec chiffres proposés qui dépassent parfois l’entendement.

Au niveau des secteurs sociaux, la population est opprimée par les prix pratiqués dans le privé par les médecins, les laborantins, les paramédicaux et les pharmaciens. Une consultation de 4 minutes chez un médecin coute 7500 Fc voire 10 000 Fc chez certains spécialistes et le prix moyen des médicaments d’une ordonnance est d’environ 15 000 Fc. Le prix d’écolage d’un enfant dans une école privée est de l’ordre de 17 500 Fc. Pour une famille qui a trois enfants, il faudra une somme 50 000 Fc pour payer les écolages mensuels, sans compter les frais de transport journaliser dans un pays qui ne dispose ni de transport scolaire, ni de transport public.

En plus de tous ces secteurs, il faudra rajouter l’actuel prix du carburant et du prix du kilowatt. C’est à se demander comment les Comoriens et les Comoriennes, avec leur pouvoir d’achat réduit actuel, les salaires misérables du secteur privé, le taux de chômage anormalement élevé, arrivent à se nourrir, à se soigner et à éduquer leurs enfants. Des services sociaux qui sont en grande partie privatisées. Les écoles publiques et les hôpitaux ne sont fréquentés par ceux et celles qui n’ont pas d’autres options.  En réalité, les Comoriens et les Comoriennes broient du noir et ne mendient pas pour la plupart d’entre eux, juste pour préserver leur dignité et leur honneur.

La vie est trop chère aux Comores, une cherté artificielle entretenue parfois par des commerçants véreux. Le gouvernement de l’Union et les exécutifs des iles doivent prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre cette cherté de la vie qui tue à petit feu notre population. Car, avec cette vie chère, les comoriens sont condamnés à enfreindre la loi dans tous les secteurs pour survivre et subvenir à leurs besoins élémentaires.

Comores droit 

1 commentaire sur Une vie de plus en plus chère et difficile !

  1. Quand un comorien ouvre sa bouche, c’est pour bâiller.
    Une population ou un individu pourrait changer une situation jugée indésirable.
    Aux Comores, les prix ne sont fixés par la rencontre entre l’offre et la demande et encore loin par le gouvernement. Mais, qui fixe les prix aux pays des aveugles ?

    D’abord, l’inflammation doit être contrôlée par une banque qui s’appelle banque centrale.car, elle est chargée de la surveillance des prix afin d’éviter une inflation à laquelle peut être une source des difficultés pour les salariés modestes. Par ailleurs, si la banque centrale ne joue pas son rôle de régulateur, les prix ne cesseront d’augmenter.

    Ensuite, la population peut se manifester contre les prix chers. D’AILLEURS, il y a un pays dont sa population s’est révoltée contre la hausse de 20centimes, pour le pain. En effet, AZALl ne tient le volant du pays. C’EST un dinosaure du passé. Il n’a pas compris le monde moderne. Donc, les prix doivent être régulés par la banque centrale.

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