Université des Comores : La rentrée menacée par la grève des enseignants

ENSEIGNEMENT. Prévue lundi 21 septembre, la rentrée universitaire n’a pas encore eu lieu. Les enseignants maintiennent leur mot d’ordre de grève.

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Une semaine après la rentrée officielle de l’Université des Comores, les enseignants n’ont pas encore repris le chemin des amphi. Dans leurs revendications, ils réclament la mise en place d’une taxe pour permettre le bon fonctionnement de l’université, le versement de 300 millions de francs au titre de la subvention que le gouvernement est tenu de verser annuellement à l’établissement (elle n’est plus versée depuis plusieurs années) et le paiement de trois mois d’arriérés de salaires.

Selon le secrétaire général du syndicat des enseignants de l’Université, le gouvernement aurait accédé à l’une de ces revendications. «Il a accepté de mettre en place une commission pour étudier les modalités de la mise en place de la taxe.

Cette commission aura à étudier les recettes et les dépenses de l’université afin de fixer le montant de cette taxe», a confié Hassan Youssouf. Mais, selon lui, cela ne suffit pas pour lever le mot d’ordre de grève. Les enseignants exigent aussi le paiement d’une partie de la subvention de l’université et d’un mois d’arriéré de salaires, avant de reprendre les cours.

Joint au téléphone, le chargé de communication de l’Udc a déclaré que des négociations seraient en cours entre le syndicat et le ministère de l’Education nationale. Le ministre a confirmé à Al-watwan  la mise en place de la commission chargée de faire un audit sur les recettes de l’Université, d’évaluer ses besoins, et de dresser un rapport  afin «qu’il y ait de la transparence sur les activités de l’Udc et par la suite voir les modalités de la mise en place de la taxe». Cette commission est composée de représentants du ministère de l’Education nationale, de la Fonction publique et du syndicat.

Elle devra commencer à travailler dans les prochains jours. Pour le ministre Athoumani Ali, «parmi les revendications des enseignants, ils ont mis en priorité celles qui concernent la taxe et la subvention. Et ces deux là sont en étude». En ce qui concerne les arriérés de salaire, le ministre a tout simplement déclaré qu’un mois de salaire venait d’être versé.

Abouhariat Said Abdallah / Alwatwan

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