Vers la création d’une base de données sur la migration aux Comores

mig

C’est en présence des ministres Hamada Abdallah et Siti Kassim, et du vice-gouverneur de la Banque centrale des Comores, entre autres, qu’a été officiellement lancé, hier à Moroni, le projet “Profil migratoire aux Comores“. Ce projet de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) s’inscrit dans l’optique de rentabiliser et ainsi pérenniser le flux migratoire à partir de données fiables.

Le manque de données exactes aurait empêché jusqu’ici le pays de “maximiser les avantages de la migration en vue du développement social et économique“. Pour la ministre de l’Emploi, cette situation était “très anormale et injuste“. Le projet aspire à développer les capacités permettant aux entités gouvernementales d’encourager une politique cohérente de migration pour le développement des Comores.

Mais pour l’heure, ce qui est à l’ordre du jour c’est l’élaboration et la publication d’une étude. Elle apportera une expertise complète des dispositions clés en matière de migration nationale et internationale et de développement socio-économique et, ensuite, favorisera des stratégies potentielles pour améliorer la planification des politiques migratoires. Le projet vise aussi à renforcer “la compréhension sur la thématique de la migration des Comores et les capacités des institutions nationales pour promouvoir une approche politique de la migration cohérente et proactive, en favorisant un ‘profil migratoire national’ en tant que cadre pour la collecte et l’analyse de données en appui à la planification des politiques stratégiques au niveau du pays“.

Ce programme s’inscrit, en outre, sur les efforts du gouvernement pour mettre en oeuvre les priorités nationales, notamment la réduction du chômage et la promotion des investissements. Pour le professeur Michel Poulain, le rôle de l’Oim est d’assurer la qualité de vie des migrants à travers le monde, de garantir la survie et le bien-être des pays d’émigration tout en considérant les pays d’immigration. Selon le consultant international, on ne peut rien faire et encore moins détecter des problèmes sans pour autant connaitre les données exactes, raison pour laquelle “cette situation doit être remédiée“ pour pouvoir proposer des recommandations.

Leyla Tegmo-Reddy, la chargée de mission Ad intérim de l’Oim, affirme que “l’Oim contribuera au développement économique et social des Comores par la recherche, le dialogue, la mise au point et la réalisation de programmes liés aux migrations et ayant pour but de tirer tous les avantages possible des migrations”. Dans le même sens, l’organisation espère soutenir l’engagement de la diaspora comorienne comme partenaire majeur au développement.

L’Organisation internationale pour les migrations a été créée en 1951. Elle compte aujourd’hui cent-quarante-neuf Etats membres et douze Etats ayant le statut d’observateur. Les Comores sont devenues membre en 2011.

Abdallah Mzembaba

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*