Violence et voie de fait à l’école primaire Said Mnémoi :L’auteur de l’acte écope d’une peine de quatre mois dont un ferme

Par Mariata Moussa

Mouslim Youssouf, étudiant de l’Université des Comores, écope d’une peine de quatre mois dont un ferme, selon la décision de justice rendu hier par le tribunal de Moroni. Le prévenu a comparu devant le tribunal de flagrant délit, samedi dernier, pour violence et voie de fait sur la directrice de l’école primaire fundi Saïd Mnémoi (ancienne École d’application de Moroni). Placé en mandat de dépôt depuis le jeudi 17 novembre, le tribunal a maintenu le prévenu en détention après son audition de samedi.

Les faits qui ont entrainés la poursuite de cet étudiant remontent au mercredi dernier, 16 novembre, lorsque Mouslim Youssouf s’est rendu dans l’établissement scolaire et agressé verbalement la directrice. Selon les explications données au tribunal, Mouslim s’est rendu à l’école primaire car son neveu, âgé de six ans, a été victime d’un jet de pierre reçu à la tête. «J’ai voulu connaitre le sort de cet enfant qui a agressé mon neveu et la directrice m’a dit que cela ne me regardait pas et nous avons eu cette altercation».

Dans son intervention, le prévenu a également ajouté que sa démarche de se rendre à l’école avait pour but de rencontrer les parents de l’enfant qui a agressé son neveu afin qu’ils subviennent aux dépenses suscitées par les soins. De son côté, la directrice a fait savoir que le prévenu voulait entrer de force dans la salle de classe pour chercher cet enfant.

«Je me suis opposée à lui car tous ces enfants, dès leur arrivée dans l’établissement, sont sous ma responsabilité et c’est de là qu’il a eu cette attitude violente». A en croire la directrice, suite à cet acte, «les enfants et les enseignants ont pris peur, alors j’ai décidé de suspendre les cours pendant deux jours car j’avais peur pour notre sécurité». Suite au débat et lors des réquisitions du parquet, le substitut du procureur a requis un mois d’emprisonnement avec sursis. Selon elle, «cet acte est grave, mais le prévenu a reconnu avoir mal agit». 

Alwatwan 

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