Visite du conseiller d’Etat Alain Chritnacht : “La suppression du visa Balladur n’est pas la bonne solution”

Après la visite de trois jours dans l’île comorienne de Mayotte, le conseiller d’Etat, Alain Christnacht, se trouve actuellement à Moroni, depuis hier 4 septembre. Cet artisan des accords de Matignon, qui ont amenés la paix en Nouvelle Calédonie en 1988, effectue une mission en deux temps, Mayotte puis Moroni, pour discuter avec l’ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores et quelques personnalités comoriennes.

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La visite de cet émissaire français aux Comores se résumerait à faire des observations et des études sur les mouvements des Comoriens des trois îles soeurs vers Mayotte. “Je ne suis pas dans une position de négociation! Je suis dans une position d’étude… Je ne suis pas un négociateur ni à Mayotte ni ici, je fais des observations, j’écoute et après je ferai des propositions au gouvernement français qui en fera ce qu’il veut”, a-t-il déclaré à sa décente de l’avion.

Au moment où le sénat français est frappé par les milliers de mort dans le bras de mer séparant Ndzuwani de Mayotte, et se penche sur une éventuelle suppression du visa Balladur, cette “visite d’étude et d’observation” risque de ne pas répondre aux attentes des Comoriens. Selon le conseiller d’Etat, “la suppression du visa Balladur n’est pas la bonne solution”.

Un ancien ministre comorien des Relations extérieures a rétorqué préfèrer attendre les propositions du conseiller français. “En ma qualité de citoyen comorien et chef de parti, je ne peux qu’encourager le dialogue. Je n’ai pas de préjugés, dit-il, attendons voir les dispositions, le dialogue a ses vertus. Ce n’est que dans le dialogue que l’on peut trouver de solutions”.

“Juger d’emblée que la suppression du visa Balladur n’était pas la bonne solution, je ne pense pas que c’est la meilleure des manières d’aborder le sujet. Il fallait discuter sur les points importants sur lesquels nous devions aborder pour l’intérêt des deux parties”, a estimé Me Fahmi Saïd Ibrahim. Alain Christnacht avait soutenu que “tout le monde avait intérêt à ce que ça ne marche pas“.

En réponse, l’ancien chef de la diplomatie comorienne a ajouté que les Comores avaient, au contraire, intérêt à ce que ça marche car seize milles morts est énorme pour un pays de huit cent mille habitants. “Nous avons intérêt à ce que ça marche, à ce qu’il y ait un compromis, à ce que ensemble, l’Océan indien et la France regardent le même horizon”, a-t-il déclaré.

Sur la question de violation par la France des résolutions des Nation unies, Alain Christnacht a déclaré que sa mission était “d’approfondir tous ces aspects que je viens rencontrer l’ambassadeur et tous ces services. Je n’ai aucun élément pour faire ce commentaire”, a-t-il conclu.
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