Volo-volo à la veille du Mi’raj : Brusque envolée des prix

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Maman-Lieutenant, marchande de bananes et de manioc, explique que si ses produits coûtent aussi cher, c’est parce qu’elle les achète au prix fort auprès de ses fournisseurs. «Depuis avant-hier, ils ne nous font pas de cadeaux. Un sac rempli de bananes, qui s’écoulait à 7500 Fc se vend aujourd’hui à 10, voire 12 000 fc. Nous sommes donc obligés d’ajuster le prix pour ne pas vendre à perte», ajouta-t-elle.

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La date qui coïncide à l’ascension du prophète de l’islam ou Mir’adj donne souvent lieu aux Comores à de somptueux repas à 18h, à la rupture du jeûne.
Cette année, elle correspond au jeudi 5 mai.Depuis hier, les étals des deux marchés de la capitale sont littéralement pris d’assaut par des clients affairés qui cherchent à faire des provisions. Certains se plaignent de l’envolée des prix des produits de première nécessité.

Selon Echata Issa, une femme d’une quarantaine d’année résidant à Moroni, ce qu’elle a vécu hier au marché de Volo-Volo est ‘‘du jamais vu’’. «J’ai l’habitude d’acheter le régime de bananes à 2000fc pour nourrir ma famille de quatre personnes. Aujourd’hui, j’en ai dépensé 5000, rien que pour les bananes. Sans parler du poisson. Je suis restée sans voix quand une dame m’a proposé un tas de 5 bananes à1000fc», dit-elle.

Maman-Lieutenant, marchande de bananes et de manioc, explique que si ses produits coûtent aussi cher, c’est parce qu’elle les achète au prix fort auprès de ses fournisseurs. ‘‘Depuis avant-hier, ils ne nous font pas de cadeaux. Un sac rempli de bananes, qui s’écoulait à 7500 Fc se vend aujourd’hui à 10, voire 12 000 fc. Nous sommes donc obligés d’ajuster le prix pour ne pas vendre à perte’’, ajouta-t-elle.

Les produits halieutiques ont également vu leur valeur se multiplier à la veille du «Sowa Mwidja». Ainsi, le thon rouge quicoutait 1250 fc le kilo se négocie aujourd’hui jusqu’à 2000 fc. Une vielle dame rappelle que c’est toujours le même triste spectacle si on se rapproche du jour de Radjab. «Hier, j’ai acheté le kilo de thon à 1000 fc. Aujourd’hui, le même marchand me l’a vendu à 2000 fc. C’est incompréhensible qu’en une journée, le prix d’un kilo a doublé», crie-t-elle.

Pour Ali Saïd Chanfi, marchand de poissons, la montéedes prix serait due au mauvais temps. «Depuis quelques jours, aucun pêcheur n’est parti en mer et nous avons épuisé toutes nos réserves. Les poissons que nous vendons aujourd’hui, nous les avons commandés à Mwali», dit-il.

Pour les produits carnés (ailes de poulet et viande congelée), le prix du kilo reste inchangé, mais les bouchers se montrent satisfaits de l’augmentation de la demande. «Ces derniers jours, nos marchés connaissaient un certain ralentissement. Depuis hier, tout va bien», se réjouit Mohamed Ousseni.

Ali Abdou/Alwatwan

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