Yahya Jammeh : «Même si mon opposant l’avait emporté avec un vote d’avance, j’aurais accepté le résultat du scrutin»

Yahya Jammeh a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle ce vendredi soir dans une allocution télévisée, et félicité l’opposant Adama Barrow. Pour sa toute première déclaration du président élu, celui-ci a salué «une nouvelle Gambie».

«Même si mon opposant l’avait emporté avec un vote d’avance, j’aurais accepté le résultat du scrutin », a déclaré ce vendredi Yahya Jammeh dans une allocution télévisée. Au soir des résultats de l’élection présidentielle que beaucoup pensaient jouée d’avance, celui qui a dirigé la Gambie pendant 22 ans a salué son adversaire, l’opposant Adama Barrow. « C’est une victoire très nette », a reconnu Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir le 22 juillet 1994. «Vous, Gambiens, avez décidé que je devais partir. Vous avez choisi quelqu’un pour diriger votre, notre pays et je vous souhaite le meilleur », a-t-il dit.

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Vainqueur inattendu de l’élection présidentielle gambienne face à l’homme qui détient les rênes du pays depuis 22 ans, Adama Barrow a salué un peu plus tôt une « nouvelle Gambie » dans une déclaration à l’Agence France-Presse. « Le message pour les populations gambiennes : il est temps de se mettre au travail. C’est une nouvelle Gambie, une nouvelle attitude, pour le changement et le développement de notre pays », a dit le président élu Adama Barrow dans un entretien avec l’AFP à Kololi, près de Banjul, le premier avec la presse depuis l’annonce de sa victoire. « Il y a de l’espoir», a-t-il ajouté.

Au soir de cette défaite, une question se pose : Yahya Jammeh va-t-il rester dans le pays ou bien partir ? En attendant, dans la rue, les Gambiens célèbrent la démocratie et leur nouveau président, Adama Barrow, ainsi que la fin de cette ère Jammeh. Les critiques sont d’ailleurs très vives : « Je veux qu’il soit jugé », explique Malick, un étudiant de 20 ans, qui n’a connu que le régime Jammeh. « Il doit répondre de ses actes, il ne peut pas quitter le pays », ajoute Abdoulaye, un ancien. La terreur des années Jammeh est dans toute les têtes.

Avec RFI

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