Zarina Hassani, une compétence internationale

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Zarina Hassani est l’une des fiertés comoriennes à l’échelle internationale. Après le Tchad, elle prête ses compétences actuellement à la Croix-Rouge française en Mauritanie. A 37 ans et une carrière internationale bien remplie, elle ne pense qu’à rentrer au pays pour partager cette expérience acquise.

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Ses proches avaient prédestiné à Zarina Hassani une carrière de journaliste comme sa mère, l’illustre Amina Abdallah, une des voix d’or de l’ORTC. Mais après son bac, cette native de Moroni Mramboini emprunte un autre chemin en décrochant un diplôme de Marketing à l’université Kofi Annan de Conakry. L’enfant du quartier Ambassadeur au nord de Moroni commence donc une carrière financière à l’ancienne Cellule de réflexion d’analyse, d’action et de suivi (CAAS) à Moroni. « Cette première expérience fut pour moi un énorme apprentissage car j’ai pu m’appuyer et me faire encadrer de personnes très compétentes et pleines d’expériences », reconnaît-elle du haut de ses 37 ans. Ses deux années passées à la CAAS comme assistante administrative et financière ont orienté la suite de sa carrière. « Elles m’ont permis de m’orienter vers le suivi financier, administratif et des ressources humaines des projets », insiste cette jeune mariée et mère de 2 enfants.

Munie de cette expérience, l’épouse Sombé est repérée par la Croix-Rouge française (RCF) qui l’enrôle en 2007 comme administratrice dans sa représentation à Moroni. Après avoir prouvé ses compétences, elle se voit confié en 2011, la responsabilité du département administratif et financier. Et après la fermeture de cette représentation à Moroni, Zarina Hassani encore plus expérimentée décroche un poste de déléguée administration financier chargé des ressources humaines à la RCF Tchad. Un poste obtenu à l’issu d’un appel d’offre international. Et Zarina poursuit sa carrière internationale actuellement en Mauritanie en occupant presque le même poste. « Le travail d’humanitaire n’est pas facile, il faut avoir un bon mental, savoir gérer la pression qui vient de toute part et demande une grande faculté d’adaptation, mais cette famille dans laquelle on évolue est très riche d’expériences », indique-t-elle.

De cette expérience Zarina est convaincue plus que jamais que la femme comorienne a des compétences inestimables. « Nous avons d’énormes capacités en nous, il faut avoir une grande confiance en soi, saisir les opportunités qui s’offrent en nous car cela nous permet de nous dépasser et aller de l’avant. Et avec du courage et de la détermination, elles peuvent réaliser beaucoup plus de choses qu’elles ne le croyaient », insiste celle qui vit à Nouakchott avec sa famille. D’ailleurs, son rêve est de faire profiter ses compétence à son pays. « Parmi mes perspectives, c’est de réintégrer une vie active aux Comores afin de faire partager mes acquis et expériences dans des projets de développement », conclut Zarina Hassani.

Salwa Mag

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