Zimbabwe: Robert Mugabe a affirmé au président sud-africain être «détenu»

L’Union européenne s’est dite préoccupée par la situation dans ce pays d’Afrique australe…
La crise politique s’aggrave au Zimbabwe. Le président Robert Mugabe a affirmé ce mercredi matin au téléphone à son homologue sud-africain Jacob Zuma qu’il était « détenu » par l’armée, qui a pris le contrôle de la capitale de son pays, ont rapporté les autorités sud-africaines.
Des officiers de l’armée du Zimbabwe ont annoncé être intervenus dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des « criminels » proches du président Robert Mugabe mais ont démenti toute tentative de coup d’Etat contre le maître absolu du pays depuis 1980.

L’Afrique du Sud dépêche deux envoyés spéciaux
Le président sud-africain Jacob Zuma a également indiqué ce mercredi matin qu’il avait dépêché deux de ses ministres au Zimbabwe, où l’armée a pris le contrôle de la capitale Harare. « Le président envoie la ministre de la Défense et des Anciens combattants, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, et le ministre de la Sécurité d’Etat, Bongani Bongo, au Zimbabwe pour rencontrer le président Robert Mugabe et l’armée zimbabwéenne », a indiqué la présidence dans un communiqué.

L’Union européenne s’est par ailleurs dite mercredi préoccupée par la situation au Zimbabwe et a appelé au « dialogue » en vue d’une « résolution pacifique », par la voix d’une porte-parole des services extérieurs de l’UE. « Nous appelons toutes les parties concernées à passer de la confrontation au dialogue avec pour objectif une résolution pacifique », a déclaré cette porte-parole, Catherine Ray, lors d’un point presse de la Commission européenne.
Robert Mugabe, 93 ans, est engagé dans un bras de fer sans précédent avec le chef de l’armée qui a dénoncé lundi sa décision de limoger le vice-président Mnangagwa. L’armée pourrait « intervenir » si cette « purge » ne cessait pas au sein du parti présidentiel, avait mis en garde devant la presse le chef d’état-major, le général Constantino Chiwenga.
20 Minutes avec AFP

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