​Démocratie oui mais sans opposition « Sambi ne se prononce pas sur les dossiers … »

Même s’il est très fâché en ce moment l’ancien président Sambi ne se prononce pas sur les dossiers mais se contente de disserter sur des généralités et ses « blessures » qui sont réelles. 
Quand bien même il le voudrait, il ne le pourrait pas pour plusieurs raisons…

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Tout se passe comme s’Il n’y avait  plus d’opposition du tout dans ce pays dans le sens d’interroger l’action des gouvernants. Devant l’imam s’ouvre un boulevard plus large que « wo wanda wa dimani ». 

Plus personne ne semble en capacité de l’interpeller sur quoi que ce soit et il se fait le devoir de n’écouter personne comme s’il semblait nous dire : « vous m’avez élu parce que vous avez confiance à mon jugement, j’ai donc raison en toute chose. Contentez vous d’acquiescer… » 

Pourtant ce sont pas les sujets d’inquiétude qui manquent : le sort des hôpitaux (El Maarouf et Bambao la Mtsanga), les assises, ce nouvel accord de Paris signé en cantimini, l’après rupture avec Qatar, les grèves des enseignants qui repartent de plus belles, la concession d’au moins une entreprises d’Etat dans l’opacité, le choix des hauts cadres de l’Etat, les radios qu’on ferme….

A partir du moment où des hommes politiques au pouvoir posent des actes il faut bien que d’autres hommes politiques s’inscrivent dans l’opposition et montent au charbon. C’est ainsi que fonctionne une démocratie. Sauf si nous allons inventer aux Comores le concept « d’opposition pantouflard », qui sort un communiqué de présence de temps à temps pour retomber aussitôt dans sa léthargie.

Ali Moidjié 

1 commentaire sur ​Démocratie oui mais sans opposition « Sambi ne se prononce pas sur les dossiers … »

  1. Le silence du peuple vaut dictature. Et la vraie démocratie réside sur la liberté de s’exprimer sans contrainte. Toutefois,
    le dictateur azali a bien compris que l’opposition ne fait que bailler.
    Dans une démocratie, si l’opposition n’existe pas toutes les libertés individuelles et collectives pourraient être menacées.
    Il est donc, nécessaire qu’une opposition forte émerge pour empêcher que le dictateur azali en abuse trop.

    On se demande pourquoi le leadership du parti juwa reste silencieux. Or, le peuple comorien à besoin d’un vrai Leader pour incarner l’opposition. Et dans ce contexte tendu, seul l’ancien président Abdallah sambi dispose les moyens humains et matériels pour empêcher le putschiste de mettre le feu au poudre.
    Car, celui ci n’a pas besoin d’un poste ministériel, contrairement aux affamés dont on connaît parfaitement leurs ambitions. C’est le cas de Ali Msaidie, le parti Ridja et Mouigni Baraka.

    Tous ces partis politiques reflètent complètement notre propre histoire. En effet, notre passé de mouigni mku à mssafoumou en passant par l’arrivée des Français fut toujours le même. Puisqu’à l’époque, les notables et les cadis qui s’installaient tardivement en grande Comore se pliaient devant le sultan. Il n’osaient jamais dire au Prince de respecter la population. Mais, ils applaudissaient aveuglément au sultan.

    Aujourd’hui, ces usages ne cessent de s’étendre de plus en plus dans notre société. Par conséquent, la société est bloquée et ce blocus fait les affaires du dictateur azali. Pour lui, il utilise une méthode dite de division et du chantage pour réduire la liberté individuelle. Ni les notables, ni les oulémas ne disent rien et laissent un dictateur martyrisé un peuple en détresse absolue.

    Par ailleurs, si l’opposition est réduite en lambeaux, c’est parce qu’elle est mal organisée. Elle n’a pas de conviction,ni de boussole.

    Toutefois, cette absence d’opposition ouvre un boulevard pour une jeune génération. Puisque la disparition relative des vieux Loup est quasi sûr. Un nouveau cycle s’ouvrira au moment où des jeunes prendront les clés de l’État.

    Sans doute, cette absence totale d’opposition n’est pas forcément un inconvénient. Elle est aussi un atout pour la décennie avenir. D’autant plus que des jeunes ambitieux font de plus en plus entendre leur voix.

    Il faut donc, être patient même si les changements cycliques sont souvent Long, mais mieux vaut tard que jamais. Si ce ne sont pas nous qui vivrons ce changement qui pourrait être rapide, ce serait nos progénitures.

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