​Le Mouvement 11 août, de quoi craint-il pour ouvrir le Comité National des Assises ?

Opinion libre
Que ça déplaise, que ça dérange, ou que certains se sentent viser, je le redis comme j’insisterais encore prochainement, des Assises Nationales pour un bilan de 42 ans d’indépendance, il ne s’agit pas ni d’un séminaire gouvernemental ni d’une conférence nationale. La différence est de taille.

Parce que le premier est une occasion pour les membres du gouvernement et les chefs des administrations publiques de se réunir pour élaborer ensemble la politique générale pour leur quinquennat. Et l’autre, la conférence nationale, a lieu à un moment où le pays, en crise, veut engager une réconciliation nationale. Ce fut le cas pendant les années 90 après la conférence de Baulle où les États africains anciennement colonisation francaise ont été appelés de réconcilier les forces politiques et ouvrir la voie au multipartisme. Même cas a lieu à Addis Abeba, Tananarive et enfin à Fomboni pour mettre fin la crise anjouanaise de 1997.
Aujourd’hui, la situation n’est pas pareille ni pour un séminaire ni pour une conférence. Il s’agit des Assises Nationales qui s’organisent à temps normal de stabilité politique et de paix sociale où tous les forces vives du pays se retrouveront pour faire le bilan et définir ensemble le chemin à prendre pour les années  futures. 
Ces forces vives susceptibles de participer au décollage économique sont en particulier le secteur privé ( Modec, Nouvelle OPACO…), la diaspora, les scientifiques (les universitaires, les chercheurs, écrivains….). Parce que loin des idées partisanes venant des différentes organisations politiques, le secteur privé, la diaspora…auront une vision de neutralité et d’impartialité quant au bilan et aux recommandations. Ils auront en tout objectivité de porter une analyse sur la façon dont les Comores ont été gouvernées même par certains membres du M11.  
De quoi le Mouvement 11 Août craint-il pour intégrer d’une manière équilibrée tous les acteurs sociaux et économiques du pays dans le processus d’organisation de ces Assises? 

Est-ce la neutralité et l’objectivité qu’il évite ?

Said Ali Hamidou

1 commentaire sur ​Le Mouvement 11 août, de quoi craint-il pour ouvrir le Comité National des Assises ?

  1. Vous avez déjà entendu des illettrés bâtir un projet de société. Le décollage d’un pays se fera par les idées venant d’intellectuels. Car, on s’inspire d’un idéal pour construire un pacte commun. C’est ainsi que les modèles républicains sont à la merci d’un certain Rousseau, Locke et dans un certain mesure Hobbes. Mais, s’inspirer d’Ali Bazin, de Mouzaoir Abdallah, d’Ali mroudjae et le reste est une honte. D’autant plus que le pays compte bon nombre d’intellectuels capable de pencher sur l’avenir du pays. Sachez que pour bâtir un modèle républicain, il faut absolument des historiens spécialistes du pays, des sociologues, des juristes et des administrateurs. Ces derniers ont la capacité théorique de réfléchir sur la destinée du pays. Or, les notables cités ci-dessus certes, ont vécu des années de pagaille mais ils n’ont pas les bagages théoriques pour développer un pays. Preuve en est qu’ils faisaient la politique depuis la nuit du temps et rien n’a changé.
    Déléguer donc, ces hommes pour réfléchir sur l’avenir du pays est une connerie manifeste.

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