« On a donné au gouverneur Salami une fourchette pour manger, mais il a pris une pelle » 

Des conseillers d’Anjouan ont fait un saut à Moroni pour dénoncer les dérives et les magouilles qui entourent le régime du docteur Salami Abdou. Ces représentants dénoncent en effet, un régime de copinage et des lois sans cesse bafouées par le Parti au pouvoir. Pour le conseiller Rakib Ahmed Abdallah, « le Parti Juwa savait parfaitement que le représentant Nourdine Soula était en fait un faux et que son nom est Eridine Soula. Nous avons compris que dès le début, les manœuvres prohibées allaient s’installer. Avec 18 conseillers actuellement, Salami ne considère que les 9 et méprise les restants. Même lorsqu’il faut que le gouverneur paie les salaires en attendant le versement de l’Union en cas de retard, le gouverneur rémunère uniquement les 9 conseillers de son parti. Le gouverneur veut la majorité au conseil (il a perdu avec la déchéance de Soula), il multiplie les tentatives de corruption pour enrôler un seul conseiller de l’opposition ».
Si on doit croire aux propos de ces élus, les médias à Anjouan sont tous sous la coupe du gouverneur et censurent systématiquement tous les sujets qui parlent des conseillers de l’opposition. À Anjouan, des banques sont fermées, des maires sont suspendus abusivement et ce par des commissaires qui n’en aurait pas le droit, les conseillers sont constamment menacés s’ils s’obstinent à décliner l’invitation de rejoindre Juwa, la désignation des députés est abusive, le bureau du conseil de l’ile est illégitime, entre autres. Pour Zalhata Anli, «  la loi n’a aucune valeur aux yeux du pouvoir. Pour magnifier l’arrogance du gouverneur, les conseillers de l’opposition ont sollicité une rencontre, mais la réponse témoigne aisément le manque de respect du gouverneur envers les représentants insulaires. Il a en effet laissé entendre qu’il nous recevra uniquement lorsqu’il aura reçu tous les Anjouanais ». En clair, tu es du parti Juwa ou tu n’es absolument rien. pour sa part, Hamidou Mohamed jure qu’ils sont prêts à « sacrifier » leur mandat pour la paix et la sécurité dans l’ile quitte à demander la destitution du gouverneur.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*