551 cas de violence enregistrés sur les 3 iles pour l’année 2017

Une revue à mi-parcours du projet d’appui aux services d’écoute des enfants victimes de maltraitances et des femmes violentées a été présentée hier, à Moroni. On y apprend que 551 cas ont été enregistrés au niveau des 3 îles en 2017.

« Nous sommes là pour faire une revue à mi-parcours du projet après une année de mise en œuvre. Chaque île est représentée et chacune va faire une présentation pour permettre d’évaluer le travail fait au cours de ces neufs mois », explique Ali Said Salim, directeur exécutif de l’ASCOBEF (Association comorienne pour le bien être de la famille), lors d’une revue à mi-parcours du projet d’appui aux services d’écoute des enfants victimes de maltraitances et des femmes violentées. 551 cas de violences ont été enregistrés au niveau des 3 services d’écoutes des îles (169 à Mwali, 189 à Ngazidja, 193 à Ndzuwani).

Le projet, qui a démarré il y a à peine neuf mois, s’articule autour de 2 axes de la feuille de route nationale sur la lutte contre les violences aux Comores: la prévention des violences et la protection des victimes. Le but est de contribuer à réduire les maltraitances et les violences faites aux femmes et aux enfants. Le projet vise aussi à renforcer les mécanismes nationaux de prévention des violences et améliorer le cadre juridique et institutionnel de protection des victimes.

« Avec les moyens que nous détenons, nous faisons les sensibilisations et accueillons les familles victimes. Avec ce travail, le tabou a disparu et les gens se manifestent en cas de violence », poursuit Ali Said Salim avant d’ajouter que « les cas continuent d’augmenter vu que les familles continuent de se manifester ».

A travers ce projet, les services d’écoute ont commencé à prendre en charge médicalement, les victimes de maltraitance dans les trois îles, assurent des accouchements, des allocations scolaires des filles mères, le suivi psychologique des victimes et une prise en charge juridique.

« Pour l’année 2018, nous allons continuer le combat et cela à travers les travaux de sensibilisations dans les différentes localités du pays », avance Loulou Said Islam, assistante technique à l’ASCOBEF. Le projet d’appui aux services d’écoute est financé à hauteur de 126 millions d’euros par l’Union Européenne pour une durée deux ans.

Mohamed Youssouf / LGDC

Photo changée par la rédaction

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