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Affaire Graphica: droit de réponse

Je réponds rarement aux propos tenus par des journaleux dans les blogs d’informations. Mais cette fois, je ne peux pas laisser qui que ce soit saper la contribution de Graphica Imprimerie dans le marché de la presse écrite. Graphica Imprimerie créée depuis 2003, n’a jamais failli à sa mission d’assurer l’impression de la presse écrite, parfois à ses dépens. Elle a supporté à elle seule les difficultés structurelles de ce marché pour maintenir la pluralité d’opinion dès lors que telle n’était pas sa mission. En aucun moment, Graphica n’a tué la presse écrite. Sans Graphica il n’y aurait pas de presse écrite aux Comores, et non pas parce qu’elle est la seule imprimerie offsetiste, mais plutôt la seule qui a su comprendre les difficultés de ses clients et continuer à imprimer sans être payée convenablement.

Dans un passé proche, Monsieur le journaleux, le journal de l’Etat Alwatwan, à l’époque de Sambi et Ikililou, cet organe de presse, de surcroit quotidien, pourrait cumuler 7 à 8 mois d’arriérés d’impayés. Il a fallu attendre l’arrivée du Président Azali pour voir le Ministère des Finances assainir cette situation.
Imaginez, Monsieur le Journaleux, la situation de la presse écrite privée, avec un lectorat faible et une publicité inexistante. Vous voulez défendre la presse écrite sans acheter les journaux. Vous voulez la défendre, mais lorsque vous faites des insertions publicitaires, vous ne voulez pas les payer. Et comment voulez-vous que « l’épicier » puisse acheter des papiers et des plaques.
Je pense qu’il est de votre devoir de chercher à équilibrer l’information. Au lieu de donner des affirmations hâtives, confrontez les avis des deux parties.

Enfin, il est vrai que depuis mercredi 24 juin , pour la première fois, les journaux ne sont pas dans les kiosques. S’il y a quelqu’un qui est dans un coin reculé qui ignore ce qui se passe, il s’agit bien du journaleux qui a écrit l’article. Il a oublié une chose. La pandémie de la covid-19 a bouleversé nos habitudes et a induit des situations inextricables. Les approvisionnements en matières premières ne sont pas aussi fluides qu’avant. Nous avons connu des pénuries ces derniers mois, pas seulement dans mon secteur, à cause de la fermeture des frontières. Le fret attendu la semaine dernière avec AB Aviation et qui devait ramener le papier n’est pas arrivé. Et nul n’est tenu à l’impossible.

Je finirai par dire tout simplement que le marché est ouvert. Si le journaleux estime pouvoir faire mieux que ce que je fais depuis, qu’il vienne investir et travailler dans les mêmes conditions.

Pour Graphica,
Hamidou MHOMA

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La Rédaction

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