AFFAIRE SALIMOU/DOSSAR : LE COURRIER DU CHEF DE L’ETAT MAJOR

AFFAIRE SALIMOU/DOSSAR : LE COURRIER DU CHEF DE L’ETAT MAJOR
Le Courrier du Chef de l’Etat majorUnité-Solidarité-DéveloppementArmée nationale de développementEtat-major
Le général
Kandani, le 27/04/10
N° 10- 268 / EM

A

Monsieur le chef du cabinet militaire

Objet: atteintes à ma personne.
Dans une correspondance en date du 24 décembre 2009 dont vous avez reçu copie, j’avais alerté le Directeur de cabinet chargé de la Défense au sujet de vos agissements extrêmement dangereux consistant à monter des militaires de l’And contre moi; ce dernier, et cela ne m’étonne pas, n’a jamais donné suite à ma requête lui demandant de faire cesser de tels actes illégaux et malintentionnés ; en conséquences de cela, il est apparu que la déstabilisation, la diffamation et l’incitation à la rébellion n’ont pas suffi et que vous préparez maintenant des militaires anjouanais pour m’éliminer physiquement. Une telle action d’élimination s’intègre dans le cadre de ce plan d’atteinte à ma personne qui ne date pas d’aujourd’hui.Je sais depuis longtemps que, sans l’avis ni du président de l’Union des Comores, ni même du commandant du Gshp, lesquels m’ont avoué en tous les cas n’en savoir absolument rien, vous avez monté des éléments du Gshp contre moi. Ceux-ci m’ont en filature dans toutes mes activités et la totalité de mes déplacements. Sous votre autorité, la Dndpe me surveille en permanence et vous coopérez avec la Dnst pour le même travail ; mes téléphones sont également contrôlés à votre instigation. Les moindres détails de ma vie sont connus et commentés au Gshp, à la Dndpe et à la Dnst. Cela est inacceptable. Ces contrôles et surveillances se font avec la bénédiction du directeur de cabinet chargé de la Défense avec lequel vous avez planifié une partie de ces activités dans le logement administratif que vous occupez.

Je vous écris pour vous informer également que je suis bien au courant des grotesques faisceaux de mensonges que vous montez avec ces diverses structures (Dndpe, Dnst et Gshp) dans le but clair et évident de salir ma personne. Je citerai au passage cette histoire de véhicule de l’ambassade de France prétendument garé dans la cour de mon logement. La demande d’enquête officielle que j’ai envoyée au Directeur de cabinet chargé de la Défense n’a pas été prise en considération. Ce dernier privilégie les racontars et renseignements sans fondement plutôt que des investigations claires qui établiraient les responsabilités de tout un chacun ; Le “renseignement” donné il y a quelques semaines selon lequel on m’aurait vu m’arrêter sur la route de M’de pour recevoir un courrier de messieurs Mliva et Saïd Ali Kemal de l’opposition ; Un autre “renseignement” selon lequel on m’aurait vu un dimanche aller au logement du lieutenant Nassufoudine Ahamada au quartier Oasis pour y organiser une réunion avec des militaires. La liste est longue.

Je ne parle même pas de cette accusation de coup d’Etat que vous avez instrumentalisée pour salir la réputation de ceux que vous ne voyez pas d’un bon oeil : moi-même, le lieutenant- colonel Normal Mzé, le lieutenant-colonel Djamaladiny Moissuli, le lieutenant-colonel Youssouf Idjihadi, etc. Dans ce cadre, des noms de militaires “indésirables” figurent dans des calepins d’autorités politiques pour des buts obscurs. Cela crée une ambiance invivable. J’espère que vous êtes conscient des sanctions pénales et statutaires que vous encourez, vous et ceux que vous entraînez dans cette aventure, en organisant illégalement de tels actes et activités, c’est à dire en dehors de la justice.

J’espère que vous êtes également conscient des conséquences graves qui peuvent découler du fait de monter des Anjouanais contre des Grand-comoriens. Il est extrêmement choquant et décevant de constater que c’est le chef du cabinet militaire qui fait organiser de tels montages ; celui-là même auquel revient, selon les textes en vigueur , la responsabilité de contrôler et faire respecter les lois et règlements. Je vous attends de pied ferme avec ces hommes prétendument à votre solde que vous préparez pour m’éliminer.

Copies : son excellence, Monsieur le président de l’Union des Comores,
Monsieur le Directeur de cabinet du président de l’Union, chargé de la Défense,
Le chef d’état-major adjoint,
Les commandants de formation,
Le procureur de la République.

Le 27 avril 2010


Le général de brigade
Salimou Mohamed Amiri

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*