Alerte rouge: la presse comorienne dans l’incertitude

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11350481_939760299418621_6957262387029852354_nConfronté à l’accumulation des arriérés d’impression des différents journaux, l’unique imprimeur de la presse quotidienne nationale, Graphica, n’est plus en mesure d’imprimer toute la presse depuis ce mardi. Et cette situation risque de durer jusqu’à début décembre. Ce matin, Al-watwan est imprimé en seulement 4 pages au lieu de 8 habituellement, Alfadjr en quantité très réduite, alors que La gazette n’a pas paru du tout. C’est dire à quel point la crise qui frappe la presse comorienne publique et privée affecte aussi tout le secteur de l’imprimerie, et surtout la démocratie. L’Etat va-t-il se réveiller face à cette situation ou va-t-il laisser la presse écrite sombrer?
Juste après sa nomination au poste de ministre de l’Intérieur, Houmed Msaidié avait fait le tour des médias en promettant d’apporter une aide dans les meilleurs délais. La presse attend toujours. Les journalistes de la Gazette accusent plus de 4 mois sans salaire, alors qu’Al-watwan, Alfadjr et l’hebdomadaire Albilad n’ont pas payé leurs impressions depuis plusieurs mois.

Ali Mmadi

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