“Anguille sous roche” va paraître en allemand, mais pas tout…

La première oeuvre du jeune comorien est également programmé pour être traduite en anglais, en italien et en hollandais. “D’ici deux ans l’espagnol, l’arabes, le mandarin et le russe pour se joindre à cette liste. “Anguille sous roche”, pourrait même être adaptée à l’écran et des réalisateurs ont fait leur demande dans ce sens. A ce propos, Ali Zamir a fait part de “sa prudence et son souci” de voir l’authenticité de son travail sauvegardée en évitant d’éventuelles déformations.
 
“Anguille sous roche”, le premier roman de l’écrivain comorien, Ali Zamir, va être traduit en allemand, en anglais, en italien et en hollandais.
C’est du moins ce qu’a annoncé l’écrivain interrogé par Al-watwan. “L’oeuvre pourrait être traduite en plusieurs autres langues. Mais jusqu’à maintenant nous n’avons donné notre accorde qu’aux éditeurs Jacaranda Books de Royaume-Uni, La Nave Di Teseo d’Italie, Eichborn Verlag d’Allemagne et Wereldbibliotheek du Pays-Bas”, a annoncé l’écrivain qui a précisé que le souhait exprimé par d’autres éditeurs étrangers étaient actuellement en examen.
“D’ici deux ans la liste sera longue parce que des éditeurs espagnols, arabes, mandarins et russes nous ont fait connaitre leur désir de vouloir le publier en leurs langues”, a-t-il ajouté.
Selon lui “Anguille sous roche”, pourrait même être adapté à l’écran. Des réalisateurs ont fait leur demande toutefois l’auteur exprime, à ce propos, “sa prudence et son souci” de voir l’authenticité de son travail sauvegardée en évitant d’éventuelles déformations.
A en croire Ali Zamir, la première parution sera sans doute celle de la maison allemande dès le 29 septembre prochain. Eichborn Verlag serait déjà prêt et attend cette date avec impatience.
 
    Je suis, d’ailleurs, programmé à des rencontres avec des médias allemands à l’occasion de la Foire du livre de Francfort où je suis invité en octobre prochain. 

Un plaisir “immense”
En attendant, il étudie toutes ces demandes en collaboration avec son éditeur français, Frédéric Martin, à qui il fait “pleinement confiance”.
Pour le jeune auteur, tout cela constitue une surprise car il ne s’y attendait nullement. “En fait, je pensais que le succès allait se limitait au monde francophone”.

En tout, ce nouveau challenge va raviver sa passion de l’écriture. Mais rassurez-vous, ce grand succès ne semble être monté à la tête de la personnalité Al-watwan de l’année 2016 qui prend ces éloges qu’on lui fait pour des “encouragements” à mieux faire encore. “Le travail qui me reste à faire avant de pouvoir dire, un jour, que je suis enfin un écrivain, est immense”, relativise-t-il.

Outre l’aspect financier, la traduction d’une œuvre participe au rayonnement de celle-ci mais tire également l’attention des médias sur l’ensemble des œuvres de l’auteur.
Cela contribuera bien sûr à rendre encore l’écrivain plus célèbre au niveau international, mais attirera par la même occasion les yeux du monde vers la littérature de son pays.
“En parlant de moi, on parle de la littérature comorienne mais aussi africaine à l’échelle planétaire. C’est donc un grand plaisir d’entendre parler de la littérature comorienne dans d’autres langues que le français, un grand plaisir d’entendre le monde littéraire évoquer une littérature comorienne florissante qui gagne du terrain dans la littérature universelle”, réagira modestement le principal concerné.
Ali Zamil rappelle que si la littérature occidentale a pris une dimension planétaire, c’est grâce aux multiples traductions des œuvres d’Agatha Christie, de Jules Vernes, et de William Shakespeare qui occupent respectivement les trois premières places parmi les auteurs les plus traduits au monde.

Nassila Ben Ali/Alwatwan 

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