Ania Mohamed Issa, une experte en santé publique

Ania Mohamed Issa est une de ces femmes qui ont fait la fierté des Comores à l’étranger. Après un baccalauréat comorien et des études en France, elle a dirigé avec professionnalisme des projets de santé publique en Afrique mais aussi dans les Amériques. Riche de son expérience en international, elle est retournée aujourd’hui au pays, au service des siens.
 Ania Mohamed Issa
Son savoir-faire et son professionnalisme dépassent les frontières comoriennes et l’océan Indien. Pour connaître Ania Mohamed Issa, il faut un détour en Afrique continentale. En RD Congo, au Sénégal et en Centre Afrique, cette femme mariée et mère d’une fille a servi comme chef de projet pour le compte des Croix Rouges française et belge. Depuis son baccalauréat série D en 1983, elle n’a pas cessé de se former et de se recycler. De Marseille en passant par Brazzaville, Bordeaux, Lyon ou Rennes, cette femme connue pour sa rigueur au travail a acquis d’énormes compétences en matière de Gestion de santé publique.  » J’ai capitalisé ces acquis en reprenant des études et je me suis spécialisée en Santé publique et en Gestion et Administration des Services de Santé », indique-t-elle.

Mais bien avant de se lancer dans cette carrière internationale, Ania a commencé au pays. Après ses études supérieures, elle intègre le laboratoire du programme national de lutte contre les maladies à transmission vectorielle. « J’avais en charge le dépistage du paludisme et de la Filariose de Bancroft, la surveillance de la chimiosensibilité palustre, la supervision et l’organisation des formations des laboratoires des districts sanitaires », se souvient-elle. De-là, commence une longue carrière dans le domaine de la santé. Au Croissant Rouge comorien, comme au Care Comores ou au programme national de lutte contre le paludisme, Ania a laissé ses marques. C’est justement son professionnalisme et son sens du devoir qui lui ont permis d’entamer une carrière internationale en commençant par Haïti comme déléguée Croix Rouge française.

Après 5 années d’expérience à l’étranger, elle a regagné le pays depuis 2010. Elle est aujourd’hui chef du projet PASCO (Programme d’Appui au Secteur de la Santé aux Comores).  » J’aurai pu continuer une carrière au sein des institutions internationales, mais j’ai choisi de regagner mon pays et faire face aux défis quotidiens », martèle-t-elle avant de manifester sa « fierté de mettre ses compétences au service du développement sanitaire des Comores ».

Et même si elle ne se conçoit pas comme « féministe », elle reconnaît qu’il  » faut avoir une sacrée personnalité en plus des compétences pour prendre sa place et réussir dans le milieu socioprofessionnel » aux Comores. Elle, de conclure que « les hommes sont « perdus » sans les femmes à leurs côtés, ne serait-ce que dans la vie courante! Ce sont eux, le « sexe faible », il ne faut pas se laisser avoir ».

Salwa Mag

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