Approvisionnement en eau de la capitale : Un nouveau calendrier de distribution à l’étude

Pour répondre aux besoins de la population, le patron de Ma-Mwe demande à ses services d’établir sans tarder un calendrier pour la distribution de l’eau.

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Le patron de Ma-mwe, Ibrahim Mzé, a coupé court hier, au cours d’une conférence de presse, aux inquiétudes exprimées ces derniers temps par la population  au sujet de la pénurie d’eau qui sévit à Moroni et ses environs. Entouré des responsables et techniciens du service de l’eau, il a déclaré que depuis mardi, «les pompes d’eau à l’origine de la crise actuelle ont été réparées. Notre station de pompage fonctionne actuellement à 98%».
Pour répondre aux besoins de sa clientèle, il a ainsi demandé à la direction de l’eau d’établir sans tarder un calendrier pour la distribution de l’eau.  «On doit, pour cela, procéder à une répartition par zones. Un comité de contrôle sera mis en place pour veiller au suivi et au respect de ce calendrier», a-t-il annoncé.

Un train de mesures va accompagner cette nouvelle politique. C’est ainsi que désormais, les marchands ambulants d’eau sont interdits de se procurer le précieux liquide dans les bornes-fontaines publiques.

Cette marchandisation de l’eau tend à se généraliser à la faveur de la pénurie qui frappe la capitale. «Comme il s’agit d’un commerce, les automobilistes qui se livrent à cette pratique n’ont qu’à acheter l’eau auprès de Ma-mwe pour aller, à leur tour, vendre à la population. Nous appelons les uns et les autres à faire respecter ces nouvelles mesures», a requis Ibrahim Mzé.

Il reconnait que les habitants de Moroni traversent une crise aigue liée à la non-disponibilité de l’eau. Selon lui, ce problème peut s’expliquer par deux raisons. «Il s’agit tout d’abord d’un problème de citerne. La capacité de notre citerne ne correspond pas aux besoins actuels de la population en matière d’eau. Elle n’a pas été construite pour une population de cette taille. Et puis, il y a un problème de pompage de l’eau», a-t-il dit.

Et d’ajouter que certaines installations sont vieilles et méritent d’être remplacées. «Lorsqu’un tuyau tombe en panne, on ne fait que le réparer et l’intégrer à nouveau dans le réseau. Mais, nous espérons qu’avec l’arrivée des nouveaux groupes électrogènes et la fin du projet financé par le Pnud, nous allons pouvoir résoudre définitivement cette crise», espère-t-il.
A propos du projet d’un nouveau réseau d’eau dont les travaux ont débuté en juin 2014, Faiki Abdallah, l’ingénieur principal, a fait savoir qu’ils seraient en attente de nombreux équipements. «Nous avons déjà fini tout le travail de terrassement, et les matériaux seront là d’ici deux mois», a-t-il fait savoir.

Nazir Nazi et Cheha Ali/ Alwatwan

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