Attribution de la seconde licence de télécommunication : Le personnel de Comores Télécom a observé hier un débrayage de 24h

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Le personnel de Comores Télécom accuse l’Autorité nationale de régulation des tics (Anertic) d’être à la fois juge et partie dans le processus de libéralisation des télécommunications et demande que «Telma et Comores Télécom soient traitées sur le même pied d’égalité».

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Suite à l’attribution d’une seconde licence de télécommunication à la société malgache Telma, le personnel de Comores Télécom a procédé, mercredi 9 décembre, à un débrayage de 24 heures pour protester contre ‘‘les conséquences fâcheuses’’ de cette libéralisation.

Au cours d’un bref crochet hier au siège de la société, Al-watwan a pu constater que l’arrêt de travail a été largement suivi. Un service minimum a, cependant, été instauré d’un commun accord entre le personnel et la direction générale de l’établissement public.

Selon le représentant des agents de Comores Télécom au sein du conseil d’administration, Saïd Mohamed Mouigni, ce débrayage ‘‘est une manière de sensibiliser la population et les autorités nationales sur la nécessité de sauver l’entreprise nationale’’.

Et d’ajouter que ‘‘nous ne sommes ni contre l’attribution d’une seconde licence, ni contre l’ouverture du capital de la société, nous voulons tout simplement que Telma et Comores Télécom soient traitées équitablement’’.

A en croire toujours Mohamed Mouigni, l’Etat n’aurait pas laissé assez de temps à Comores Télécom pour mieux se préparer à la concurrence. Il invite l’opinion à ‘‘avoir une pensée pour les cinq mille trois cent vingt cinq bouches que nourrit aujourd’hui la société’’.

Il estime, par ailleurs, que Comores télécom, Telma et Anrtic auraient dû se rencontrer au préalable ‘‘pour dresser le cahier de charge sur l’interconnexion et se mettre d’accord sur les tarifs à pratiquer de part et d’autre’’ avant d’enclencher le processus.

‘‘C’est pour cela que le personnel se solidarise avec la direction pour que ces points soient clarifiés avant l’attribution de la seconde licence à Telma» dit-il.

Mohamed Mouigni accuse l’Autorité nationale de régulation des tics (Anertic) d’être à la fois juge et de prendre en même temps une position dans le processus de libéralisation des télécommunications. Pour lui, ‘‘Telma ne vient pas pour la concurrence, mais pour remplacer l’opérateur historique des Comores’’.

Ali Abdou / Alwatwan

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