Bébé mort au Cra : Une infirmière est suspendue à Mamudzu

Une personne vient de faire les frais du décès supposé naturel, le 16 août dernier, du bébé de deux mois au Centre de rétention administrative (Cra) de Mamudzu à Mayotte. Il s’agit de l’infirmière qui avait examiné les personnes (dont le bébé) interceptées par la Police française la veille de la mort du nourrisson, alors qu’elles voulaient entrer à Mayotte par kwasa.

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Cette infirmière vient d’être suspendue de son emploi. Selon Alain Daniel, le directeur de l’hôpital dans lequel officiait l’infirmière, cité par Malango actualité, il s’agit “d’une mesure conservatoire dans l’attente de la clôture de l’enquête judiciaire”. L’affaire de ce décès, qui met en exergue une fois de plus l’application tronquée du droit français et international sur l’île encore sous domination coloniale, pourrait avoir sa pesée sur les futures conclusions de la mission du conseiller d’Etat Alain Christnacht, attendue à Mayotte hier mardi 28 août.

L’autorité française doit, à l’issue de son séjour dans l’île au Lagon, “fournir des propositions concrètes concernant l’entrée et le séjour“ des Comoriens des autres îles, considérés comme étant “en situation irrégulière à Mayotte”, suite au récent rapport dressé par des sénateurs, invitant la République française faire le point sur les dix-sept années du visa Balladur.

D’autre part, d’après les statistiques dressées par des organisations françaises de défense des droits de l’Homme (dont la Cimade), il semblerait qu’en 2011, plus de cinq mille enfants ont été enfermés dans des centres de rétention administrative de Mayotte. L’île de Mayotte est en effet le seul endroit contrôlé par l’Etat français qui autorise la rétention de mineurs dans ces centres.

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