Blocage de la décharge d’Itsoundzou: Moroni décide de fermer ses marchés

La mairie de la capitale brandit la menace de la fermeture des deux principaux marchés de Moroni. Conséquence directe d’une autre fermeture, celle du principal site de décharge des déchets ménagers. La décharge d’Itsoundzou, devenant l’objet d’empoignade entre les autorités et les habitants.

Dans un communiqué publié hier mardi, la mairie de la capitale annonce la fermeture des deux principaux marchés de la ville. « La mairie de Moroni, informe la population que pour des raisons de salubrité publique, les marchés de la capitale seront fermés à compter du mercredi 28 février 2018, jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire.

La marie motive cette décision qui ne serait pas sans conséquence, par le « débordement des ordures dans tous les coins de la ville et des marchés de la capitale ». Conséquence directe, à en croire le communiqué laconique, des barrages érigés contre les camions poubelles devant se rendre vers la décharge d’Itzoundzou.

Difficile de savoir, si cette décision surprenante du premier magistrat de la capitale a été prise en concertation avec les autorités de l’Etat. Ce qui est sûr, en agissant ainsi, les autorités communales pensent renvoyer cette patate chaude au gouvernement central mais aussi à la région d’Itsandra Jumoichongo qui abrite le site qui fait régulièrement l’objet de discorde avec souvent des actes de violence entre forces de l’ordre et habitants des villages riverains du site.

Dans un entretien qu’il avait accordé à La Gazette/Hzk-presse, Cheikh Ali Bacar Kassim, 2e adjoint au maire de Moroni, avait déploré une solution durable à cette crise qui revient à tout moment. Cet ancien ministre de l’intérieur de l’île autonome de Ngazidja avait regretté le manque de civisme dans cette question.

« Il faut une prise de conscience, car nous, en tant que citoyens, nous ne faisons pas notre devoir. Nous voulons que nos déchets soit ramassés et traités sans qu’on fasse des efforts », avait-t-il fait savoir. Refusant, dit-il, de faire la manche. « Je refuse la mendicité sur la question des déchets alors que nous pouvons le faire nous-mêmes ici. Nous ne faisons pas d’effort. Nous voulons que le citoyen européen cotise pour nous ? », avait-il soutenu.

A l’en croire les solutions pour sortir de l’impasse existent bel et bien mais elles demandent des fonds. Avançant le système de pyrolyse dont la matière qui ressort sert à faire l’enrobage des routes. Une crise qui s’ajoutera à une crise, si jamais la mairie de la capitale met à exécution sa menace de fermeture des marchés.

Maoulida Mbaé / LGDC

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