Bousry Ali: le président de la Cour constitutionnelle remporte la bataille du préservatif

justic comores Un tribunal de Moroni a ordonné la suspension d’une décision de la Cour constitutionnelle comorienne qui a mis fin aux fonctions de son président Bousry Ali en décembre, suite à une sombre affaire de préservatif usagé retrouvé dans ses toilettes.

Cette affaire de préservatif m’a beaucoup écuré. J’ai donc porté plainte et j’ai saisi le tribunal administratif, a déclaré l’intéressé samedi lors dune conférence de presse.

Le président déchu parle d’un traquenard, accusant certains de ses collègues de lui avoir mis une femme voyou entre les pattes, qui aurait laissé un préservatif usagé dans les toilettes pour le discréditer.

Elle est venue chez moi, dans une voiture d’un membre de la Cour, faire un scandale en présence de mon épouse, a-t-il raconté.

Avant cet incident, Bousry Ali dit avoir subi des fortes pressions pour démissionner.

J’ai fini par céder, avec la garantie de rester membre de la Cour (…), mais en mon absence, ils ont considéré ma démission du poste de président comme une démission de la Cour, a-t-il expliqué.

En vérité, la crise portait sur l’usage de mes fonds spéciaux, ils voulaient que je les partage entre les huit membres de la Cour, certains avançant même le montant de 50.000 francs (100 euros) par conseiller, a avancé Bousry Ali.

L’un d’entre eux lui aurait dit que cet argent servirait à acheter des pièces de rechange pour leurs voitures.

Les fonds spéciaux du président de la Cour s’élèveraient à 500.000 francs comoriens (environ 1.000 euros) par mois.

Le président déchu affirme n’avoir commis aucune faute, ni moralement, ni professionnellement.

Interrogé par lAFP sur la suite des événements, Bousry Ali a exprimé le souhait de retrouver ses fonctions.

J’attends l’application de l’ordonnance, qui devrait en principe intervenir avant le 1er mars, a-t-il dit.

AFP

2 commentaires sur Bousry Ali: le président de la Cour constitutionnelle remporte la bataille du préservatif

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*