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Ce n’est pas un dérapage verbal, le diable est dans les détails

Tribune:L’émergence azalistane c’est d’ériger le mensonge en gratte ciel. Cousu de fil blanc tout comme la barbe fossile du nouveau mufti qu’il déploie en ascenseur pour que le conflit politique prenne une hauteur vertigineuse.

À cause de ses affabulations belliqueuses qui exacerbent la toile, le mufti tourne en dérision. Un haut dignitaire religieux qui crache gratuitement la haine qu’il a envers un ex président ? Manifestement on peut d’ailleurs noter qu’en affichant gracieusement son hostilité envers l’opposition, le Mufti invite malencontreusement cette dernière à prendre garde. Il va sans dire que le dialogue prôné par Azali n’est qu’un subterfuge.
Cette haine envers Sambi enturbannée sur la tête du grand mufti prouve qu’Azali déploie tous les grands moyens pour atteindre ses objectifs.

Sidérant, un mufti qui fait allégeance à une dictature. Maléfique, lorsqu’il s’agit de l’autorité religieuse qui devrait prôner la paix et la réconciliation nationale. Mais puisque la religion est sous tutelle de l’état, entre le mufti et le putschiste, leur amour est platonique. Dire qu’ils ont pacté une alliance spirituelle pour halaliser la dictature ?

Le salut « assalam anleikoum », signification, « que la paix soit sur vous ». Il traduit la prééminence de la coexistence pacifique que les oulémas doivent offrir. Leur rôle n’est-il pas d’éviter le pays de verser dans un bain de sang ? Pourtant, il est clair que le grand mufti a pris sa nouvelle fonction pour endoctriner la haine. Lui qu’on espéra qu’il allait se démarquer de la moutonnerie de son prédécesseur Said Toihir. Il s’avère être une marionnette qui sème la zizanie plus qu’il ne l’était auparavant.

Un grand mufti dont ses paroles impies lui vaut un hitma ? Cela équivaut à un bannissement. Il devrait s’en remémorer qu’Azali a jeté sambi en prison car il est jalousé de l’euphorie et des exaltations suscitées par les masses à chaque apparition du leader du juwa. Les comoriens sont-ils si stupides à tel point que la personnalité qu’ils aiment le plus serait l’ennemi n° 1 du pays ?
Nonobstant, le grand mufti « lance un appel à respecter et accepter Azali ». De quel droit ose t-il ordonner aux persécutés de respecter l’oppresseur ?

Au delà, on constate qu’ailleurs des terroristes tuent au nom d’Allah. Chez nous, au nom d’Allah, le délire paranoïaque du mufti s’apparente à un appel à défendre le pays contre Sambi, ennemi n° 1 selon la fatwa de ce fanatique. L’on peut facilement déduire qu’aux yeux de ce mufti, assassiner Sambi est une guerre sainte(le djihad).

Par Cap Patrie

La Rédaction

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