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Ce que l’on doit retenir des travaux de la commission mixte Comores-Madagascar

Suite à la tenue de la commission mixte Comores Madagascar, les résolutions y afférentes font l’objet de deux lectures différentes. C’est désagréable d’apprendre que le consul des Comores à majunga ne fait pas la différence entre une proposition et une résolution. Qu’il comprenne par là qu’entre discussion et adoption il y’a un long chemin à parcourir.

Sur le chapitre des étudiants comoriens à Madagascar, pour l’énième fois, on est à l’apogée d ‘une commission ad hoc chargée d’étudier la question.

Sans déclaration officielle, on s’en tient au communiqué de Mahazoarivo qui est clair et net.

Deux paragraphes y font mentions

1 pour la cherté du visa : « les deux pays ENVISAGENT et PRÉVOIENT un ACCORD qui fixera les conditions d’entrée et permettant de jouir du statut d’étudiant ». Le crépitement de ces 3 mots en majuscule laisse entendre que les étudiants ont encore de longues années à patauger dans cette galère. Comme c’est souvent tous les ans, le langage est invariable à chaque fois qu’une délégation ministérielle comorienne défile à Tananarive pour le même motif.

2 Pour les ressortissants (pas seulement les étudiants) en situations irrégulières : « La nécessité pour chacun des deux partis de procéder au recensement de (tous) ses ressortissants dans le territoire de l’autre dans les 90 jours qui suivent ». Cela suppose qu’il y aura bien évidement de régularisations. Sélectives et non systématiquement généralisées.

Force est de constater que le consul des Comores a Majunga a surpris plus d’un par ses propos diffusés en large, véhiculés par le communiqué du CECOM Majunga.

-« il n’y aura pas de contrôle de visa pendant 05 mois ». C’est hilarant. Plutôt que de dire, il n’aura pas d’arrestation ou de refoulement de comoriens pour le motif de visa expiré. Il est urgent de clarifier la situation pour que d’aucuns ne puissent interpréter le message du consul comme étant un droit de refuser d’obtempérer devant les policiers.

Le contrôle de visa est une mission régalienne de la police qu’aucune disposition ne peut interdire. D’autant qu’il est nécessaire afin de se prémunir contre le terrorisme et les trafiquants de tous bords. Que cela se fasse aux Comores ou à Madagascar.

Sur la suspension des arrestations des comoriens en situation irrégulière. Le consul a-t-il pris la peine de s’assurer auprès des autorités malgaches si une telle disposition est entrée en vigueur ? Non, Ce diplomate a induit les étudiants comoriens en erreur car rien de tel n’est ordonné aux policiers. D’ailleurs, un étudiant de Hahaya en situation irrégulière est refoulé ce dimanche au départ d’ivato.

Les étudiants comoriens méritent d’être éclairés car d’après le consul « les dettes des visas seront effacées et ils doivent préparer les dossiers de demande de visa courant 2020. Là le consul de majunga à encore récidivé. Certes ce souhait est au centre des préoccupations du comité ad hoc mais aucune décision n’est encore prise dans ce sens.

La dernière préoccupation concerne le cas d’air Madagascar qui considère les comoriens comme une vache à lait. Qu’est ce qui a motivé la hausse de 60 % sur les billets de 3 mois ? Ce qui fait des Comores la destination la plus chère de l’océan indien au départ de Madagascar ? À 600 euros, le ministre des transports doit hausser le ton pour dénoncer le comportement mafieux d’air Madagascar qui tient les comoriens en captivité.

Contribution de Cap Patrie

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