Chacun veut modifier la constitution à sa façon

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Tout les dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Etat ont violé la constitution, constate le citoyen lambada. Et ce, pour de multiples raisons. Certains parce que de leur point de vue, la Constitution en vigueur a été une loi fondamentale sur mesure pour leurs prédécesseurs, d’autres parce qu’elle ne leur convient pas tout simplement. L’actuelle Constitution, votée au forceps et d’une manière endémique en 2009 n’échappe pas à cette règle.

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Ceci en dépit du fait que la grande majorité des dirigeants en place soient parmi ceux qui ont fait adopter cette loi fondamentale. Que faut-il faire alors, demande le citoyen lambada ? Se cantonner à des retouches et amender les articles qui ne conviennent pas à l’actuel régime ? Adopter une nouvelle Constitution ? Organiser un referendum en proposant au moins 2 ou 3 Constitutions (Etat unitaire, Etat fédéral, île autonome) ?

Notons que l’actuelle Loi fondamentale, conçue sur mesure pour l’ancien président a rendu la révision des articles 13 et14 de la Constitution complexe et rigide. Dans son titre III, les articles 13et 14 précisent que « La Présidence est tournante entre les îles. Le président et les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette île et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés peuvent se présenter à l’élection présidentielle. Dans tous les cas la primaire ne peut s’organiser deux fois successives dans la même île ».

Et l’Article 14 de préciser « Si la vacance ou l’empêchement définitif intervient au-delà des neuf cents jours, le Vice-président issu de l’île à laquelle échoit la tournante, termine le mandat… » Or , tôt ou tard l’actuel régime doit prendre une décision sur l’avenir de cette Constitution qui lui met des bâtons dans les roues, ce n’est que ce fameux article 7 qui laisse beaucoup de manœuvre au président de l’Union pour prononcer la dissolution de l’Assemblée de l’Union après consultation du Président de l’Assemblée.

Les problèmes ne se résolvent pas tout seuls comme semble le penser les dirigeants, ils s’aggravent avec toutes les conséquences qui obligent les politiciens à s’exiler après. Reste à savoir si la modification de la teneur des articles précités apportera un apaisement ou une autre crise. L’opinion pour sa part, ne cache pas son inquiétude face à l’évolution de la situation politique actuelle de notre pays, comme il ne manque pas d’interpeller les tenants du pouvoir, les responsables des parties politiques et en particulier la France en tant que partenaire incontournable à résoudre l’actuelle impasse politique dans le respect de l’état de droit et à travers un dialogue national, afin d’y maintenir la paix, la stabilité pendant la période préélectorale. Tous les leaders politiques ont besoin de travailler ensemble afin de permettre à notre pays de mieux capitaliser son potentiel, et d’éviter la guerre des mots.

Salim Maabad /Hzkpresse

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