Chamsoudine Mohamed tué à seulement 22 ans

C’est un drame dans la communauté comorienne. Le jeune de Foumbouni a été tué sur ordre d’un Comorien qui est actuellement à la prison des Baumettes selon un jeune de foumbouni qui s’est confié à Comores infos.

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Et selon nos confrères de 20minutes pendant de longs instants, une petite dizaine de dames d’origine comorienne est restée statique, visages livides, de l’autre côté de la rue. À chacune qui rejoignait le groupe, les quelques informations glanées quant au drame étaient répétées. Là, au pied de la résidence étudiante Nexity Studea où il vivait, rue René-Cassin (3e), en face de la station de métro National, un jeune homme de leur communauté avait été tué alors qu’il en sortait vers 5 h 40.

Chamsoudine Mohamed, 22 ans, rejoignait sa petite amie, qui l’attendait dans son véhicule pour l’accompagner à son travail, quand une voiture a surgi. À son bord, deux malfaiteurs déterminés et rompus au tir. Il était originaire de Foumbouni à la grande Comore.

Il ne leur a fallu, selon nos informations, « que » 4 à 5 coups de feu, tirés depuis l’habitacle, pour toucher à deux reprises leur cible qui succombait rapidement, malgré l’intervention des marins-pompiers. Il faut dire que les tueurs ont utilisé des fusils à pompe nourris de cartouches Brenneke, celles utilisées par les chasseurs pour abattre du gros gibier.

Il n’a fallu « que » 4 à 5 coups de feu pour atteindre à 2 reprises la victime

Pour l’heure, la dénomination de « règlement de comptes », qui sous-entendrait que ce drame a été engendré par un conflit sur fond de trafic de stups, n’a pas été attribuée par les enquêteurs à cet assassinat. Si Chamsoudine Mohamed avait un casier judiciaire bien rempli – braquage, menaces, dégradations, escroquerie et vols notamment -, il n’était pas connu pour être un trafiquant.

D’ailleurs, les enquêteurs de la Police judiciaire ont d’abord pensé à une réplique d’une agression au couteau survenue 20 minutes plus tôt seulement, rue Loubon, à moins d’un kilomètre de là. Deux frères, âgés de 25 et 32 ans, s’étaient accrochés avec un individu, lequel avait appelé du renfort. Son ami avait déboulé et blessé les deux hommes, l’un à la cuisse, l’autre au bras. Selon nos sources, les deux victimes, d’origine comorienne également, étaient sous l’emprise de drogues au moment des faits et devraient sortir rapidement de l’hôpital. Si le scénario d’une vengeance immédiate a été envisagé, cette hypothèse n’est pour l’heure pas étayée.

Les drames dans la communauté comorienne se multiplient. Il est temps que la communauté se mobilise sur la question de la délinquance des jeunes.

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