Comores – Des officiers de l’AND en colère

Actualité aux ComoresIndignés, déterminés plus que jamais à exiger la vérité et rien que la vérité sur la mort de notre frère d’arme, le colonel Ayouba Combo, tombé dans les balles des traitres de la nation, on tient à rappeler que l’atmosphère est morose ici à kandani comme dans l’ensemble de nos casernes, à l’approche du  »procès » du général Salimou, qu’on accuse de commanditer l’assassinat de Combo, dont on sait tous que c’est lui et quelques-uns parmi nous, qu’on a tenté de tuer, comme l’a bien expliqué dans sa lettre dont on exige qu’elle soit prise en compte après avoir été oubliée par le juge chargé de l’instruction avec la complicité des autorités comoriennes sous la pression de l’ancien président Sambi et ses cousins. Comment peut-il autrement, lorsqu’on sait tous que pour noyer le poisson dans l’eau, Sambi a menacé de limoger Salimou et du bout de ses lèvres ajoute le nom de Bastu, pour camoufler la vérité, et cela a fini par un spectacle à Beit Salam d’une réconciliation de façade qui a fait couler le sang de Combo ? Il faut être naïf pour croire à une telle ânerie.

On ne peut en aucun instant tolérer que Salimou soit sacrifié parce qu’il s’est opposé à l’anarchie sambiste et si on est resté dans le  » silence » c’est pour éviter à notre pays une déstabilisation qui n’a pas sa raison d’être et surtout permettre aux mohéliens de réaliser leur rêve dans la dignité, en dirigeant le pays pour la première fois dans le cadre de la tournante. Il ne faut pas que ces traitres qui rôdent autour de nous ici à Kandani pensent qu’on est des faibles, car on est extrêmement conscient du danger qui nous guette tous, et sans menacer qui que ce soit, on exige que la justice fasse son travail et évite des dérapages qui pourront être fatales à une nation entière. On détient dans nos mains le rapport rédigé par la chambre d’accusation qui autorise la justice à juger Salimou aux assises, un rapport sans fondement dont les motivations reposent sur l’arrogance de l’accusé et de ses relations parfois tendues avec le défunt colonel Combo, paix à son âme. On compte rendre public ce rapport afin que l’opinion prenne note de ces dérapages qui ne contribuent pas à la stabilité du pays.

On voudrait rappeler aux officiers traitres qui pensent que notre motivation est la conséquence d’une colère due du fait qu’aucun de nous n’a été choisi pour remplacer le général Salimou à la tête de l’armée, qu’ils se trompent. On s’en fout car on savait que c’était un cadeau empoisonné. On met en garde ces opportunistes contre ce que les comoriens appellent la  » loi de série ». Cette loi de série, on la surveille de près, car il ne faut pas que cela se reproduise pour la paix et la stabilité de notre pays. Les ennemis de notre pays ont toujours juré de ne plus voir en vie les premiers présidents des îles de Ngazidja et de Ndzuwani, des Comores indépendantes. Il s’agit du camarde Ali Soilihi et du républicain Ahmed Abdallah Abderemane, paix à leurs âmes. Aujourd’hui avec un mohélien à la tête de l’Etat, comme premier président de cette île, on vous met en garde contre toute tentative de déstabilisation, et on ne peut pas nous empêcher de lire l’histoire.

Prions que le calvaire auquel le général Salimou fait face dans la douleur et l’humiliation prenne fin en lisant le Droit et rien que le Droit.

Des officiers de l’AND en colère

Source : mlimadji

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