Comores-Ghana. La combativité face à l’expérience

PRIERE. Les Comoriens attendent que leurs enfants, Ben El Fardou, ChakerAlhadhur, Kassim Abdallah, Djamel Bakar, Fouad Rachid, Fouad Bachirou, Rafidine Abdullah, etc. viennent faire face à Jordan et André Ayew, RazakBraimah et autres MubarakWakaso. Une probabilité qu’on peut se permettre de rêver du fait de la dimension et la taille prises par l’équipe.

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Combativité indéniable et expérience avérée. Voilà résumé en le match Comores-Ghana des préliminaires de la coupe du Monde 2018. La rencontre internationale est programmée par la Fédération internationale de football (Fifa) le 13 novembre à Mitsamihuli. Les deux équipes nationales s’opposeront, alors, pour la première fois de leur histoire.

Les Comores vont à la découverte de la cour des grands tandis que le Ghana va tenter d’assoir sa réputation dans la perfection. Quand on connait le palmarès des Black Stars, on peut dire que pour les Coelacanthes cela va être tout sauf une promenade de santé.

Dans cette opposition inédite, ce sont les Comores qui seront le plus observées. La presse mondiale ne se fera plus présentée le Ghana. Les Black Stars comptent à leurs actives trois participations à la coupe du monde dont un quart de finale en Afrique du sud en 2010. N’aurait été le penalty raté par AsamoahGyan dans les dernières minutes contre l’Uruguay, le Ghana aurait qualifié l’Afrique pour sa première demi-finale.

En 2006, lors de sa première apparition à une phase finale de Mondial (en Allemagne), les coéquipiers des frères Ayew ont disputé les huitièmes de finale. Au Brésil en 2014, ils s’étaient arrêtés à la phase de poule.

Comment David peut terrasser Goliath

L’édition 2018 est, donc, cruciale pour les compatriotes du non moins célèbre KwameNkruma. Mais est-ce une obligation qu’ils soient au-dessus de tout en tout temps? Les Coecanthes vont tenter de répondre à cette interrogation par la négative.

Depuis le 13 octobre, les Comoriens planchent sur comment déjouer les Ghanéens. Sur Comment David peut terrasser Goliath. C’est plutôt osé d’y penser, mais les Comoriens ont raison de le faire. Ils joueront la première manche de la double confrontation à la maison. Une petite raison pour espérer se tailler un grand avenir. Les protégés d’Amiredine Abdou vont jouer chez eux, devant leur public, dans un climat qu’ils sont habitués et ils connaissent certains de leur adversaires.

Le 13 novembre à Mitsamihuli, les Comores vont au second tour des préliminaires de leur histoire. Après deux éliminations par les modestes équipes de Madagascar (6-2, 0-4) et Mozambique (0-1, 4-1), ils ont déjoué le barrage face au Lesotho (0-0, 1-1). Alors que les Coelacanthes occupent le 193e rang mondial, les Etoiles Noires du Ghana planent au… 25e.

Renaissance

Les Comores seront à leur troisième préliminaire d’un Mondial alors que le Ghana a fait son entrée dans cette phase il ya plus d’un demi siècle. En 1963 et 1965, les Black Stars ont remporté la Coupe d’Afrique des Nations (Can) face au Soudan. Ils ont été finalistes lors des éditions de 1968 et 1970. Le Ghana a été finaliste de la Can avant de revenir en puissance en 1978 pour emporter le sacre au dépens de l’Ouganda. Un an plus tard, en 1979 l’Afrique a vu naître la jeune Fédération comorienne de football alors. Le Ghana a gagné son dernier trophée continental en 1982 avant de perdre la finale en 1992 contre la Côte d’Ivoire et l’Egypte en 2010.

En 2008, le Ghana est monté sur la troisième marche du podium africain. Deux ans auparavant, en 2006, les Comores célébraient leur affiliation à la Confédération africaine de football (Caf) et la Fédération internationale de football (Fifa). C’était la renaissance du football comorien. Tourqui Salim et son équipe ont placé la barre haut et permis aux Coelacanthes d’entrer en lice l’année suivant aux préliminaires du Mondial 2010.

Malgré sa grande jeunesse, l’équipe comorienne a disputé le 14 novembre à Madagascar sa toute première rencontre de la Fifa. Elle a poursuivi avec hargne les compétitions. Elle a rencontré le Mozambique, la Zambie, la Lybie et Maurice.

En dehors de quelques matchs nuls soulageant les staffs techniques de l’équipe, la séries des défaites a été la règle. Il a fallu attendre le 3 mai 2014 pour changer l’équipe, le sélectionneur et l’aura de l’équipe. Cette date a changé la couleur du ballon rond comorien après un match nul (1-1) contre le Burkina Faso, alors vice-champion d’Afrique. Mais l’apothéose est venue, si la qualification tient, le 13 octobre au Lesotho (Lire Al-watwan du 14 octobre).

Nos enfants

Dans vingt cinq jours, les Comores vont accueillir l’une des toutes plus grandes Nations du football du continent et l’une des plus connues de la planète. Un match qui, aux yeux des nombreux Comoriens, va prendre les allures d’une une fête.

Les Comoriens attendent que leurs enfants, l’attaquant de l’Olympiakos, Ben El Fardou, le latéral de Caen fc, ChakerAlhadhur, l’autre de Evian Thonon-Gaillard, Kassim Abdallah, l’attaquant de Montpellier, Djamel Bakar, les milieux de terrain Fouad Rachid, Fouad Bachirou et Rafidine Abdullah viennet faire face à Jordan et André Ayew, RazakBraimah et autres MubarakWakaso. Une probabilité qu’on peut se permettre de rêver du fait de la dimension et la taille prises par l’équipe.

Les Coealcanthes ne seront pas l’équipe à abattre mais ils seront les plus à suivre par France Football, Radio France internationale, la presse ghanéenne, Bbc, L’Equipe, etc. qui semblent résolus à suivre en permanence la formation comorienne.

Un combat s’annonce à Mitsamihuli entre un aguerri des pelouses d’Afrique et d’ailleurs et des mouilleurs de maillots à l’image du capitaine national Ibrahim Rachidi et Youssouf M’changama.

Elie Djouma / Alwatwan

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