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Compte à rebours : Jour J – 90 jours, fin de la dictature Gozibi

Tribune: Il est indéniable que les forces de résistance contre le régime criminel et dictatorial du colonel putschiste Azali Assoumani ont des bonnes raisons d’avoir le sourire. Contre vents et marées en effet, le compte à rebours est enclenché pour sa chute. Tous les signaux s’allument au vert et toutes les planètes s’alignent pour accélérer le processus de destitution du tueur de Gazon, de Fayçoil, de Moutu, de Salim et tant d’autres méconnus dont deux innocentes courageuses femmes à Anjouan qui s’opposaient à la mascarade électorale du 24 mars 2019 face aux militaires tirant à bout portant sur elles.

Dans cette perspective, il n’est pas exagéré de faire montre d’un optimisme raisonnable même
si la prudence est la mère de la sagesse, comme ne cessaient de nous répéter nos anciens. Bon nombre d’entre vous attendent

– avec raison – plus d’explications de cette affirmation. Mais, tout le monde conviendra que le moment serait mal choisi pour dévoiler au grand public tous les tenants et les aboutissants de la stratégie élaborée et les atouts majeurs entre les mains des forces de la résistance mobilisées pour cette cause noble en faveur de la démocratie et de l’état des droits.

Le psychopathe Azali Assoumani a indiscutablement eu tort de surestimer sa capacité à pouvoir duper tout un peuple qui, durant quatre décennies, a fait face à des nombreux défis périlleux sans jamais céder l’essentiel, en faisant preuve de lucidité, de clairvoyance et de
maturité.

De 1975 à 1978, ce fût le cas avec le régime des imberbes d’Ali Soilihi Mtsachiwa, malgré tous les efforts déployés pour sortir le pays du sous-développement et les circonstances atténuantes relevant de la pression forte et incessante conjugués par l’ensemble des forces anti révolutionnaires aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. La brutalité et les violences exacerbées des comités révolutionnaires inexpérimentés et arrogants, les tortures et tueries des Commandos Moissi avaient de toute façon sonné le glas de la fin de l’expérience.

De1978 à 1989, le régime féodalo-mercenarial avait érigé le crime comme concept de
gouvernance. Il a disparu comme par enchantement. Ses supports

– les affreux de Bob Denard
– sont jetés dehors sans avoir eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait alors qu’ils étaient persuadés de tenir le pays en lesse pour longtemps encore.

C’est donc fort de toutes ces expériences nourries de ces dures épreuves – car ce qui ne nous
tue pas nous rend fort – que le peuple s’apprête à se défaire en 90 jours, montre en main, du sanguinaire Azali Assoumani et ses sbires.

C’est toujours la logique de l’entonnoir qui s’applique dans les deux cas précités. Ali Soilihi
s’est appuyé au départ sur une base disparate constituée par le Front Uni, un conglomérat de partis qui n’avait en commun que la volonté d’exclure du sommet du pouvoir un homme d’affaires puissant, le plus fortuné du pays, disposant d’une machine de guerre électorale redoutable, un véritable rouleau compresseur :

le parti UDZIMA – équivalant du parti JUWA
actuel -, rendu impopulaire par les agissements criminels des mercenaires qui accumulaient
les bavures et accentuaient la terreur au quotidien, générant ainsi une impopularité stratosphérique qui a fini par avoir raison du régime par le système de l’entonnoir. Idem pour le régime soilihiste, la même logique l’a fait mouche et explosé.

Le colonel criminel Azali Assoumani en est arrivé au même stade. Son niveau d’impopularité a atteint le toit du Karthala. Il ne va pas tarder à imploser de l’intérieur comme une éclosion intestinale. Son effondrement peut compter sur l’aide bien veillant et vaillante des forces vives de l’opposition comorienne qui attendaient avec impatience l’instant fatidique pour porter le coup de grâce à ce régime inqualifiable.

Mes chers compatriotes de Mohéli, d’Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de la Diaspora, l’heure a sonné. Le moment est venu d’en finir avec GOZIBI. Ensemble comme un
seul, entamons le décompte jour J – 90.

Kamal Abdallah
Conseiller spécial du CNT

La Rédaction

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